Trois cyclistes sont happées mortellement

Une camionnette a fauché trois cyclistes et en a blessé trois autres hier matin, à Rougemont, en Montérégie.

La tragédie, dont la cause est indéterminée pour l'instant, est survenue peu avant 10h, sur la route 112.

Les trois femmes de 36, 39 et 44 ans sont décédées à l'hôpital.

Quant aux trois autres cyclistes, un homme et deux femmes, ils ont subi des blessures sérieuses, mais on ne craint pas pour leur vie.

Le conducteur n'a pas été blessé. L'alcool ne serait pas en cause. Les policiers ont toutefois saisi sa camionnette afin d'effectuer des expertises pour déterminer s'il y a eu défectuosité mécanique.

Les causes de la tragédie demeuraient toutefois inconnues, comme l'indiquait vendredi après-midi le sergent Claude Denis, de la Sûreté du Québec.

«Est-ce qu'il [le conducteur de la camionnette] aurait eu un malaise? Est-ce qu'il aurait eu une faiblesse? Est-ce qu'il aurait eu une distraction? Est-ce qu'il y aurait eu une défectuosité sur le véhicule? Il y a quand même plusieurs hypothèses plausibles et nous ne sommes pas en mesure de conclure quoi que ce soit pour le moment», a dit le sergent Denis.

Selon les policiers, les victimes circulaient par paires et se suivaient sur la route, qui compte deux voies dans chaque direction à cet endroit. Une voie cyclable se trouve tout près de la route 112, mais le groupe circulait sur la voie asphaltée au moment du drame. L'accotement de la chaussée, tout comme la piste cyclable, est en gravier et les bicyclettes utilisées n'étaient pas munies de pneus pouvant circuler dans ces conditions, forçant les cyclistes à demeurer sur la voie asphaltée.

Le temps était nuageux, mais il ne pleuvait pas.

Le groupe de cyclistes, des amis qui pratiquaient régulièrement ce sport ensemble, était constitué de cinq femmes et d'un homme. Ils étaient tous membres du Club de triathlon Saint-Lambert et se rendaient à Sherbrooke pour s'entraîner.

Bruno Sévigny, un membre du même club qui se trouvait à environ une heure derrière ses six collègues, était en état de choc. «De toute évidence, c'est très dangereux ici», a-t-il dit.

Un autre cycliste expérimenté, Bruno Marcil, qui emprunte souvent ce tronçon de la route 112, est du même avis. «C'est très dangereux, les voitures roulent trop vite. Je ne suis pas surpris qu'ils aient été frappés parce que les voitures vont tellement vite», a dit M. Marcil.

Le Québec compte environ cinq millions de cyclistes. Chaque année entre 12 et 20 d'entre eux trouvent la mort et environ 2000 sont blessés dans une collision avec un véhicule.