Journée mondiale du livre et du droit d'auteur - Au tour des journalistes de faire valoir leurs droits

À l'occasion de la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur, la Fédération internationale des journalistes (FIJ), dont le siège est à Bruxelles, demande l'amorce d'un dialogue entre les syndicats de journalistes et les pourvoyeurs d'accès gratuit aux contenus médiatiques, sur l'importance de protéger les droits d'auteur et de rémunérer les journalistes pour l'usage de leur travail.

Selon Aidan White, secrétaire générale de la FIJ: «Des portails Internet, des milliers de sites d'information en ligne et des millions d'utilisateurs reproduisent gratuitement, sans autorisation, les contenus journalistiques. Le plagiat est également devenu pratique courante.»

Récemment, une délégation de la Fédération européenne des journalistes, une composante de la FIJ, a rencontré des représentants de Google à Bruxelles, pour discuter des conséquences de projets comme Google Livres ou Google News sur les droits d'auteur des journalistes.

La FIJ souhaite également obtenir l'appui des consommateurs de produits médiatiques dans ce dossier. Pendant ce temps, les organisateurs de la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur au Québec s'apprêtaient hier à mettre en ligne une bande dessinée gratuite, téléchargeable, portant le titre Pirate! Vous avez dit pirate?, signée Alain M. Bergeron et illustrée par Sampar. Cette bande dessinée veut sensibiliser les utilisateurs d'Internet à la question des droits d'auteur.

Aussi, l'Union des écrivains et des écrivaines du Québec (UNEQ), qui revendique depuis trois ans de hausser les normes régissant les contrats liant les auteurs et les éditeurs, s'est quand même réjouie du fait que la ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, ait établi un délai d'un an pour que les parties s'entendent, délai au-delà duquel elle pourrait imposer ces normes elle-même.

Selon Danièle Simpson, de l'UNEQ, cette nouvelle est positive surtout si la ministre accepte bel et bien de légiférer en la matière au terme d'un an.