Capitale culturelle du Canada en 2010 - Saguenay était déjà belle, la voilà devenue plus culturelle

Réginald Harvey Collaboration spéciale
Luc-Michel Belley veut que les gens visitent le Saguenay «pour la culture, qui est tout à fait moderne, actuelle et riche».
Photo: Promotion saguenay Luc-Michel Belley veut que les gens visitent le Saguenay «pour la culture, qui est tout à fait moderne, actuelle et riche».

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Le ministère fédéral du Patrimoine et des Langues officielles a fait de Saguenay l'une des trois capitales culturelles du pays pour 2010. Durant cette période, la ville présentera tout un éventail d'événements culturels susceptibles d'intéresser les gens de partout.

Promotion Saguenay profite d'une occasion pour ajouter une carte maîtresse à son jeu, dans le but d'attirer les visiteurs du Canada tout entier et d'ailleurs. Plus de 40 présentations culturelles de tout ordre dans des disciplines variées se dérouleront au cours des prochains mois. Devant l'ampleur de cette nomination et des manifestations qui en découlent, Saguenay a mis sur pied le Bureau de la capitale, dont Luc-Michel Belley, déjà à l'emploi de la Ville aux affaires culturelles, est devenu le directeur. Il retrace le parcours suivi pour hériter d'un tel honneur: «C'est un processus qui prend un certain temps si on considère qu'il s'est amorcé en 2007. Le montage du projet s'est échelonné sur trois mois et il a coïncidé avec un sommet de la culture qui se tenait au même moment; on avait profité de cette journée de réflexion pour inviter les gens du milieu à déposer des projets qui seraient inclus dans la mise en candidature auprès du ministère.»

Il existe deux critères majeurs parmi les 172 dans la course au titre de capitale culturelle, dont le premier consiste à faire la preuve du dynamisme du milieu culturel d'une ville à l'aide des activités régulières qu'elle déploie: «À ce chapitre, Saguenay, tout comme Montréal, possède son Conseil des arts, et il faut savoir que, bon an mal an, plus de 1500 activités culturelles différentes sont présentées sur notre territoire», signale-t-il. Deuxièmement, il importe de déposer une programmation spécifique qui célèbre la désignation à titre de capitale: «Ce sont des activités ponctuelles qui auront lieu en 2010 et qui n'ont pas nécessairement une suite dans le futur, bien que certaines pourraient être reprogrammées.»

Dans les deux cas, Saguenay a su faire la preuve du sérieux de son offre en étant reconnue capitale nationale en fin de compte: «La demande est partie vers Ottawa en octobre 2007 et on a attendu jusqu'au mois d'août 2009 pour obtenir la réponse, ce qui laissait peu de temps pour se préparer, car il fallait que chaque organisme confirme qu'il avait bel et bien l'intention de réaliser le projet préalablement élaboré et présenté.»

Un miroir culturel

Faisant preuve de débrouillardise, les organismes culturels ont laissé savoir qu'ils s'engageaient dans cette démarche: «On a été en mesure de répondre rapidement à Ottawa qu'on irait de l'avant et qu'on serait en mesure de réaliser plus de 40 projets.» Le fédéral investira 2 000 000 $ dans la réalisation de cette programmation, et la Ville, 750 000 $; à cette somme, il convient d'ajouter les efforts financiers qui seront consentis par certains organismes dans la conduite de leurs réalisations: «Il en va de même du Musée du Fjord, qui organise une exposition d'envergure internationale et qui ira chercher d'autres partenaires pour atteindre son but. Si on inclut ces partenariats, notre budget total se situe actuellement autour de trois millions de dollars», calcule M. Belley.

Sans entrer dans les détails de la programmation, il en dresse ce bilan: «On verra la variété et la richesse de la culture à Saguenay dans toutes les sphères; cela passe par des activités très pointues en art contemporain très actuel, jusqu'à des événements très rassembleurs et grand public. On parle ici à la fois d'arts visuels, de théâtre et de musique.» Il fait ressortir un fait: «Il est certain que la saison estivale sera particulièrement bien remplie, mais des projets sont déjà en cours et il y en aura jusqu'en décembre prochain. Je souligne, entre autres, que sera présenté bientôt, soit en mars, le festival Regard sur le court métrage au Saguenay.»

Luc-Michel Belley lance cette invitation: «On souhaite que les gens visitent Saguenay pour les raisons qu'on connaît, soit pour nos grands paysages et la nature environnante. On veut aussi qu'ils viennent chez nous pour la culture, qui est tout à fait moderne, actuelle et riche. On a ici des personnes qui rayonnent à l'extérieur et qui demeurent en région; voilà ce qu'on veut mettre en valeur.» Il renvoie au site Internet de la Ville pour une prise de connaissance du programme complet des événements: «En plus, c'est un véritable carrefour d'actualités sur la culture à Saguenay.»

Une nouvelle signature

Promotion Saguenay s'occupe, entre autres, de la promotion et de la dynamisation du tourisme d'affaires et d'agrément pour le compte de la ville. Ruth Vandal, directrice adjointe du marketing et des communications de cet organisme, réagit de cette façon à cette désignation: «C'est bien évident que c'est une nomination qui va avoir des répercussions aux niveaux tant national qu'international. Il va de soi qu'on s'est dit qu'il fallait le laisser savoir que nous avions été choisi capitale culturelle du Canada.»

En travaillant en concertation avec l'équipe du Bureau de la capitale, les gens de Promotion ont saisi l'occasion qui leur était fournie de mettre en valeur la municipalité sous l'angle culturel: «Dans les divers médias, il nous fallait décliner cette nouvelle image-là sur le plan touristique; on présente la destination de Saguenay sous cet aspect. Le message est le suivant: "Cette année, notre culture vous en fait voir".» Elle ajoute: «On devait absolument miser là-dessus et cette signature nous suit partout dans nos publicités télé, radio, journaux et autres placements publicitaires. On continue à vendre nos produits réguliers, mais on met cette année l'accent sur la richesse de notre culture.»

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Collaborateur du Devoir
1 commentaire
  • Khayman - Inscrit 21 février 2010 10 h 16

    Une vraie farce

    Vous devez être bien loin pour publier un article pareil.

    La toute récente faillite du Théâtre du Saguenay, principal promoteur de spectacles de la ville, et la fermeture pour une durée indéfinie de l'Auditorium Dufour, sont deux événements catastrophiques pour la vie culturelle de Saguenay.

    Il est certain que le maire Tremblay, en publiant toutes ses déclarations dans un journal imprimé à l'extérieur de la région et auquel il ne reste que 3 journalistes régionaux, peut faire semblant de rien, surtout que ses conseillers n'ont jamais montré d'autres capacités que leur mutisme.

    Vous devriez payer un voyage à l'un de vos journalistes en région pour avoir l'heure juste et non vous contenter que du compte-rendu d'un collabo...