Le frère André sera canonisé en octobre

Mgr Turcotte ce matin avec le portrait du frère André derrière lui
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Mgr Turcotte ce matin avec le portrait du frère André derrière lui

Le frère André méritera, le 17 octobre prochain, la médaille d’or de l’Église catholique puisqu’il sera promu au rang des saints, la plus haute distinction des Jeux olympiques de la canonisation. C’est en comparant le processus de la canonisation aux épreuves olympiques qui se déroulent présentement à Vancouver que le cardinal Jean-Claude Turcotte s’est réjoui, ce matin à l’Oratoire Saint-Joseph, de la confirmation de la canonisation prochaine du frère André.

Le père Jean-Pierre Aumont, supérieur provincial de la congrégation de Sainte-Croix à laquelle appartenait le frère André, a quant à lui souligné l’importance de la nouvelle pour le Québec, puisque le frère André deviendra le premier homme né dans la province à être canonisé. Selon lui, le religieux demeure une source d’inspiration pour de nombreuses personnes.

La nouvelle émanant du Vatican a été confirmée ce matin par l’Oratoire Saint-Joseph, fondé par le frère André et des amis religieux en 1904. Le pape Benoît XVI a tenu vendredi une réunion avec ses évêques — un consistoire — au cours de laquelle la canonisation du religieux québécois a été annoncée.

On attribue au frère André, né Alfred Bessette, des guérisons miraculeuses. Il est mort à Montréal en 1937, à l’âge de 91 ans.

Des démarches pour qu’il soit reconnu comme un saint homme avaient débuté en 1941. Après l’ouverture d’un procès en canonisation dans les années 1960, il a été béatifié en 1982 par le pape Jean Paul II.

Mais l’étape cruciale menant à la canonisation du religieux avait été franchie il y a près d’un an lorsque les experts médicaux du Vatican avaient déclaré qu’une guérison était «scientifiquement inexplicable».

Au fil des ans, quelque 10 millions de personnes avaient signé des pétitions pour qu’il soit canonisé.

La canonisation du frère André surviendra 20 ans après celle de Marie-Marguerite d’Youville, fondatrice de la congrégation des Soeurs de la charité, canonisée par le pape Jean Paul II en 1990, 31 ans après sa béatification par le pape Jean XXIII.
8 commentaires
  • Yvon Roy - Inscrite 19 février 2010 17 h 01

    ciel

    Le frère André est maintenant portier de Saint Joseph dans le Ciel.

  • Louis Boudreau - Inscrit 19 février 2010 19 h 04

    Le trafic aérien.

    Espérons maintenant qu'aucun avion ne percutera le frère André dans l'exercice de ses nouvelles fonctions... Compte tenu du fascisme et de l'intolérance de son patron, maintes fois exprimés dans l'ancien testament, il n'est certainement pas protégé en cas d'accidents de travail...

  • Michel Gaudette - Inscrit 19 février 2010 19 h 21

    Impressionner les naïfs...

    Avec l'Église de Rome, c'est tout et n'importe quoi pour impressionner les naïfs...

    Le Vatican n'est pas à un mensonge près. Il n'a pas dévoilé le soi-disant miracle qui aurait fait en sorte que l'on canonise ce clerc...

  • Daniel Francoeur - Inscrit 19 février 2010 21 h 24

    Beaucoup d'humour et peu de foi

    Le Saint sera offert au peuple. Ce qui n'est que légitimité, puisqu'il le réclame depuis si longtemps déjà. En fait, il s'agit d'un jour de fête pour l'âme québécoise.

    N'en déplaise aux bien pensants, l'espérance prend forme dans le souvenir d'un petit portier. Pas aussi flamboyant que les Lucien Bouchard de ce monde cyniques au possible. Mais peut-être plus durable, parce que de bon souvenir, et toujours porteur d'espoir!

  • Augustin Rehel - Inscrit 19 février 2010 21 h 47

    Être sain ou saint: un choix difficile

    Mens sana! Tout commence entre nos deux oreilles!


    Je constate que certains Québécois restent toujours fidèle à eux-mêmes: casser du sucre sur le dos des autres... même des morts qui ont essayé, dans leur vie, de faire du bien aux autres. Le Frère André est l'un de ceux-là, comme l'ont été Mère Teresa, Soeur Emmanuelle, l'Abbé Pierre, Jean Vanier. Pourquoi cette expression de hargne et de dégoût retenu envers quelqu'un qui n'a jamais voulu être saint, mais qui a toujours voulu faire du bien aux autres...

    Que mon compatriote André Bessette soit saint ou non, cela ne change rien à l'admiration que je lui porte et que lui témoignent des milliers de Québécois. C'est dommage que certains d'entre nous cultivent ce trait de caractère que je qualifie volontiers de «vile» quand il faut reconnaître le mérite de l'un des nôtres.

    L'Église n'est certes pas sans péché mais certains contributeurs auraient intérêt à relire la parabole de la paille et de la poutre.