Vol AF447 - Des morceaux de l'avion ont été retrouvés

Un membre de l’armée de l’air française observe un écran radar, à la recherche de débris de l’Airbus A330 qui s’est abimé en mer. Des navires, des hélicoptères et des avions de recherche de plusieurs pays se sont lancés dans une course c
Photo: Agence France-Presse (photo) Un membre de l’armée de l’air française observe un écran radar, à la recherche de débris de l’Airbus A330 qui s’est abimé en mer. Des navires, des hélicoptères et des avions de recherche de plusieurs pays se sont lancés dans une course c

Même s'il est encore impossible de déterminer les causes de la catastrophe aérienne, les recherches ont permis de retrouver des débris et de localiser avec plus de précision l'endroit où l'avion se serait écrasé, au large des côtes brésiliennes.

Les autorités brésiliennes ont annoncé mardi avoir retrouvé des débris de l'Airbus d'Air France disparu avec 228 personnes à son bord, dont un Canadien de 49 ans, dans des circonstances encore inconnues.

«Aucune hypothèse n'est pour l'heure privilégiée», a précisé le premier ministre français, François Fillon. Mais le mystère pourrait s'éclaircir un peu, deux jours après la catastrophe aérienne. Si l'hypothèse initiale de la foudre est remise en question par les experts, il semble maintenant que ce serait en fait une série de phénomènes qui sont à l'origine de l'accident, y compris de très forts orages, d'après les autorités françaises.

L'Airbus comptait, en plus de ses 12 membres d'équipage français, 216 passagers, dont 61 Français, 58 Brésiliens et 26 Allemands; il s'y trouvait des gens de 32 nationalités en tout. Il y avait 126 hommes, 82 femmes, sept enfants et un bébé. Le seul Canadien à bord, Brad Clemes, était originaire de Guelph en Ontario. Ce père de deux enfants travaillait pour la compagnie Coca-Cola depuis plus de 21 ans. «C'est une de ces personnes qui ne s'asseyaient jamais, remplie d'énergie [...]» a déclaré sa mère, Norene Clemes, qui se trouvait hier à Guelph.

Givre et dépressurisation violente?

Selon le site Internet de l'hebdomadaire Le Point, des messages envoyés par l'Airbus aux équipes d'entretien d'Air France signalent la présence de givre sur les sondes de l'appareil et une dépressurisation violente. Le dépouillement des données envoyées automatiquement par l'Airbus avait fait apparaître une «succession d'une dizaine de messages techniques» signalant des pannes, selon Air France. De plus, le pilote d'un avion commercial a vu ce qui s'apparente à un feu près de la route empruntée par le vol AF447, a rapporté lundi l'agence de presse Agencia Brasil, citant les propos du porte-parole de l'armée de l'air brésilienne, le colonel Jorge Amaral. Mais sans les débris et les boîtes noires de l'A330, qui émettent en principe pendant un mois un signal permettant de les localiser jusqu'à 6000 mètres de profondeur, les causes de sa chute restent mystérieuses. Lors d'accidents aériens, les débris, même les plus petits, sont normalement collectés et conservés. Ces derniers permettront d'en savoir beaucoup plus sur les causes de l'écrasement. «La première chose qu'ils vont faire, c'est de ramasser toutes les pièces et de les reconstruire, et après ça, la boîte noire et le "cockpit voice recorder" [enregistrements des conversations des pilotes] qui sont à l'arrière de l'avion. Il s'agit de les trouver», explique Wagdi George Habashi, professeur au département de génie mécanique de l'Université McGill. M. Habashi a notamment contribué à des enquêtes portant sur des catastrophes aériennes.

Selon le site Internet de l'hebdomadaire Le Point, des messages envoyés par l'Airbus aux équipes d'entretien d'Air France signalent la présence de givre sur les sondes de l'appareil et une dépressurisation violente. Le dépouillement des données envoyées automatiquement par l'Airbus avait fait apparaître une «succession d'une dizaine de messages techniques» signalant des pannes, selon Air France. De plus, le pilote d'un avion commercial a vu ce qui s'apparente à un feu près de la route empruntée par le vol AF447, a rapporté lundi l'agence de presse Agencia Brasil, citant les propos du porte-parole de l'armée de l'air brésilienne, le colonel Jorge Amaral. Mais sans les débris et les boîtes noires de l'A330, qui émettent en principe pendant un mois un signal permettant de les localiser jusqu'à 6000 mètres de profondeur, les causes de sa chute restent mystérieuses. Lors d'accidents aériens, les débris, même les plus petits, sont normalement collectés et conservés. Ces derniers permettront d'en savoir beaucoup plus sur les causes de l'écrasement. «La première chose qu'ils vont faire, c'est de ramasser toutes les pièces et de les reconstruire, et après ça, la boîte noire et le "cockpit voice recorder" [enregistrements des conversations des pilotes] qui sont à l'arrière de l'avion. Il s'agit de les trouver», explique Wagdi George Habashi, professeur au département de génie mécanique de l'Université McGill. M. Habashi a notamment contribué à des enquêtes portant sur des catastrophes aériennes.

L'enquête s'annonce longue

La France et le Brésil, les deux pays les plus concernés par la catastrophe, dirigent les recherches et doivent faire vite pour retrouver les morceaux de l'avion. «C'est une course contre la montre qui est engagée dans des conditions météorologiques extrêmement difficiles et dans une zone où les fonds marins peuvent atteindre 7000 mètres», a déclaré mardi le premier ministre français. Un navire français équipé d'un sous-marin pourrait partir aujourd'hui de l'archipel des Açores et arriver sur place dans huit jours pour effectuer des opérations de recherches, ont indiqué les autorités françaises.

Avec Reuters, l'Agence France-Presse et l'Associated Press