Trois gangs de rue majeurs se partagent la ville de Québec

Québec — Les activités des gangs de rue ne se limitent pas aux frontières de la métropole et, pour une deuxième année, la région de Québec obtient près de 1,5 million de dollars en fonds gouvernementaux pour lutter contre elles.

Selon le chef de police de Québec, Serge Bélisle, ces efforts portent fruits. «Au cours de la dernière année, on parle de 109 arrestations. [...] On s'est attaqués à des individus qui jouent des rôles-clés dans les organisations criminelles. Ç'a conduit à 240 procédures judiciaires et 85 condamnations.»

Une dizaine de gangs ont été repérés dans la région de Québec, dont trois «majeurs» et sept qualifiés «d'émergents». Si le nombre de gangs de rue se maintient, le chef de police estime que la plupart ont été grandement «déstabilisés» par l'escouade régionale, qui mobilise aussi les policiers de Lévis et ceux de la Sûreté du Québec.

M. Bélisle signale en outre que la prostitution juvénile a pratiquement été endiguée. «On sait qu'ils [les gangs] sont toujours actifs, que ça [la prostitution] fait partie de leurs activités criminelles, mais davantage auprès de jeunes filles majeures», a-t-il déclaré en marge d'une conférence de presse conjointe avec le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis.

L'an dernier, Ottawa a donné 92,3 millions de dollars au gouvernement du Québec pour l'aider à lutter contre la criminalité au cours des cinq prochaines années. De cette somme, 14 millions ont été réservés l'an dernier à des actions contre les gangs de rue, dont la moitié à Montréal.

L'annonce d'hier concernant Québec est la première d'une série concernant le renouvellement des fonds dans les différentes régions. Outre Montréal et Québec, Laval et la couronne nord ainsi que Gatineau, Longueuil et Sherbrooke ont reçu de l'aide jusqu'à présent pour sévir contre les gangs de rue.

À voir en vidéo