Manifestation contre une industrie sur la sellette - Laraque en campagne contre la fourrure

Georges Laraque, à droite, manifestant hier à Montréal contre l’industrie de la fourrure.
Photo: Jacques Nadeau Georges Laraque, à droite, manifestant hier à Montréal contre l’industrie de la fourrure.

Le joueur de hockey Georges Laraque, du Canadien de Montréal, et une cinquantaine de militants de la Concordia Animal Rights Association (CARA) ont manifesté hier leur mépris envers l'industrie de la fourrure, devant la Place Bonaventure, où plus de 200 exposants sont rassemblés jusqu'à demain.

«C'est inacceptable de tuer des millions d'animaux pour une question de vanité, pour la mode», a affirmé André Sophia, l'une des organisatrices de la manifestation. «On est ici pour montrer la cruauté que les animaux subissent quand ils se font écorcher vivant, puis sont battus à mort», a-t-elle ajouté.

Une poignée de jeunes anti-fourrure s'étaient allongés sur le trottoir avec des t-shirts maculés de faux sang. «Ils représentent les millions d'animaux morts», ont expliqué des militants pour la cause animale. D'autres se sont affairés à distribuer des tracts dénonçant l'industrie à quelques passants.

«La cruauté est démodée», «Cinquante animaux morts pour un manteau de fourrure», scandaient les manifestants qui brandissaient une banderole et des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: «votre fourrure a un visage» et où la photo d'un animal ensanglanté était montrée.

«J'ai vu comment les animaux étaient maltraités. Ça m'a tellement fait de quoi que j'ai décidé d'arrêter de manger de la viande», a dit le hockeyeur Georges Laraque. «Les personnes doivent se rendre compte que les animaux sont des êtres vivants au même titre que les êtres humains. Ils sentent la douleur comme nous autres.»

Le joueur du club des Canadiens de Montréal est convaincu que le mouvement d'opposition à la confection et la vente de produits de fourrure ne fera que prendre de l'ampleur.

La manifestation, qui n'aura duré qu'une heure, a été organisée en marge de la conférence annuelle de la North American Fur and Fashion Exposition, mise sur pied par le Conseil canadien de la fourrure, et qui bat son plein jusqu'à demain au centre-ville de Montréal. Quelque 200 exposants du Canada, des États-Unis, du Danemark, de la Finlande, de la France, de l'Italie, de l'Allemagne, de la Grèce et de la Turquie y sont notamment réunis. «Ce sont des personnes désespérées, motivées par les profits qui ne se soucient pas des animaux», a lancé Melissa Gaglianos de la CARA.

Le Conseil canadien de la fourrure se défend en martelant qu'il appuie les plus hauts standards de traitement des animaux et qu'il travaille sans désemparer à ce que cette industrie soit reconnue comme étant écoresponsable. Mais la CARA n'en croit rien. «On utilise énormément de produits chimiques pour traiter la fourrure et pour éviter la décomposition. Il y a aussi les produits qu'on utilise pour la teinture qui sont nuisibles à l'environnement», a affirmé André Sophia.

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