En bref - Demande de moratoire

Le Grand Conseil des Cris de la baie James et la Société pour la nature et les parcs (SNAP) du Québec ont réclamé hier de Québec la «cessation immédiate des activités de l'industrie forestière dans l'habitat du caribou forestier jusqu'à ce que leurs préoccupations communes puissent être entendues par Québec».

Pour les deux organismes, c'est une question de cohérence avec le plan de rétablissement du caribou forestier divulgué par Québec la semaine dernière. Ce plan se donne comme objectif de «maintenir l'occupation de l'aire de répartition actuelle du caribou forestier». Pour les deux organismes, Québec fonce plutôt dans la direction contraire. Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) s'apprête selon eux à permettre des coupes forestières précisément dans les secteurs qui sont les derniers retranchements du grand cervidé. Il va même autoriser et financer la construction d'imposants chemins forestiers dans les derniers pans de la forêt boréale encore vierges. De son côté, Greenpeace a appuyé hier cette demande de la SNAP et des Cris. Le Grand Conseil des Cris insiste pour sa part sur la nécessité d'épargner tout particulièrement le secteur encore vierge de la rivière Broadback et du lac Evans. Pour Bill Namagoose, directeur général du Grand Conseil, Québec doit cesser de privilégier l'accélération des coupes et de la pénétration du territoire par des chemins et plutôt protéger des espèces vulnérables comme le caribou forestier.

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