Mine Osisko de Malartic - Le déménagement de 150 maisons fait problème

Québec — Un regroupement opposé à un projet de mine à ciel ouvert en milieu urbain réclamera, demain, que la Corporation minière Osisko mette des fonds en garantie afin d'assurer qu'elle effectuera le déménagement d'environ 150 maisons empêchant l'exploitation d'un gisement d'or, en Abitibi-Témiscamingue.

Dans un mémoire qui sera présenté au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), la coalition «Pour que le Québec ait meilleure mine» recommandera que l'entreprise confie 40 millions à une fiducie administrée par le gouvernement du Québec.

Le regroupement espère ainsi éviter que, dans l'éventualité où le projet n'ait pas lieu, la petite municipalité de Malartic, située près de Val-d'Or, ne soit pas aux prises avec un déménagement à demi-complété.

Selon un porte-parole de la coalition, Ugo Lapointe, ces fonds en fiducie permettraient notamment aux 3600 résidants d'éviter d'assumer financièrement des infrastructures pour deux quartiers occupés à moitié.

«Si jamais il y avait une recommandation défavorable, ou que la population disait qu'elle n'en veut pas de mine de même, la compagnie pourrait décider de ne pas compléter le déménagement, a-t-il dit lors d'une entrevue. La population se retrouverait prise en otage. Ça donne un levier de négociation extrêmement fort à la compagnie face au gouvernement.»

Osisko a prévu dépenser 108 millions $ pour l'opération de relocalisation. Selon M. Lapointe, la somme de 40 millions correspond à ce qu'il reste à débourser pour effectuer les déménagements de maisons, qui sont transportées puis installées sur de nouvelles fondations.

Alors que le BAPE entame aujourd'hui le deuxième volet d'audiences sur le projet, qui force la relocalisation de tout le secteur sud de la municipalité, la reprise des déménagements de résidences est attendue au cours des prochains jours.

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