En bref - Peine de mort: Ottawa reste trop vague, selon Amnistie

Ottawa — Maintenant que l'on sait que le gouvernement fédéral n'en appellera pas d'un jugement dénonçant son approche au cas par cas sur la peine de mort, il reste à comprendre ce qu'il prévoit faire pour ses ressortissants tels que Ronald Allen Smith, détenu depuis 26 ans au Montana, a fait valoir hier Amnistie internationale.

L'organisation s'est réjouie d'apprendre que le Canada se conformerait à la décision de la Cour fédérale qui lui reprochait d'avoir failli à ses responsabilités en concoctant, sans débat public, une nouvelle politique concernant les ressortissants condamnés à mort à l'étranger. La porte-parole de la section Canada français d'Amnistie, Anne Ste-Marie, a toutefois souligné hier que le flou continuait de planer sur la politique canadienne en dépit de cette annonce. Le ministère des Affaires étrangères aurait en effet laissé entendre qu'il n'envisageait pas de renouer avec sa pratique historique de demander la clémence pour tous les condamnés à mort canadiens. Un porte-parole, Rodney Moore, a d'ailleurs confirmé hier à La Presse canadienne que le gouvernement du Canada déterminerait une ligne de conduite pour chaque situation. Pour Mme Ste-Marie, une telle position — très semblable à celle qui a valu au fédéral d'être poursuivi par M. Smith — constitue une réponse «tout à fait insatisfaisante» au jugement de la Cour fédérale, en plus d'être absolument intenable.

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