Meurtre par transmission du VIH: l'avocat du coupable envisage un appel

Toronto — L'avocat d'un homme reconnu coupable d'avoir tué deux femmes en leur transmettant le VIH a déclaré hier qu'il songeait sérieusement à interjeter appel.

La veille, un jury a déclaré son client, Johnson Aziga, coupable pour deux chefs de meurtre au premier degré, pour avoir infecté deux femmes auxquelles il n'avait pas révélé qu'il était séropositif. Il serait le premier individu au Canada à être reconnu coupable de meurtre pour avoir infecté mortellement des partenaires sexuels par le virus qui cause le sida.

Aziga a aussi été reconnu coupable pour dix chefs d'agression sexuelle grave et un chef de tentative d'agression sexuelle grave contre 11 autres femmes, avec lesquelles il a eu des rapports sexuels non protégés.

Munyonzwe Hamalengwa, l'un des avocats de la défense, estime que le verdict est basé sur une mauvaise loi, qui bouleversera le système de justice criminelle. «C'est un très mauvais précédent», a affirmé l'avocat en entrevue. Selon lui, les gens hésiteront à divulguer leur séropositivité à des partenaires sexuels de crainte d'être accusés. Des gens décideront de ne pas subir des tests de dépistage, même s'ils soupçonnent qu'ils sont porteurs du VIH, pour ne pas savoir.

La peine doit être prononcée le 7 mai.

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