Mont-Orford - Consensus régional pour réintégrer les hectares

C'est à l'unanimité que les 17 maires de la MRC de Memphrémagog ont réclamé mercredi soir la réintégration dans le Parc national du Mont-Orford des 459 hectares privatisés puis retournés dans le giron public, mais sans statut défini.

Cette décision constitue un pas important vers la résolution de la saga d'Orford, car Québec s'est engagé à respecter un consensus régional qui assurerait la pérennité de la station de ski.

La proposition adoptée par les maires demande toutefois à Québec que «les modalités de réintégration des terres distraites à l'intérieur du parc national soient telles que l'avenir de la station à court, moyen et long terme ne soit nullement hypothéqué, et qu'entre autres, la "Politique sur les parcs" soit modifiée à cet effet en accordant un statut particulier au Parc national du Mont-Orford».

Cette phrase sibylline a été interprétée par certains observateurs comme une demande pour conférer à Orford l'ancien statut de parc de récréation que la loi 44 a aboli en 2001 au profit d'une généralisation du statut de parc de conservation à tous les parcs du Québec. Un statut récréatif rendrait plus facile l'octroi de concessions à des promoteurs qui voudraient, par exemple, relier leurs projets domiciliaires à la station de ski par des téléphériques dans les zones actuelles de conservation, par exemple.

Pour l'ancien député Robert Benoît, de la coalition SOS Orford, «les choses semblent aller dans la bonne direction» avec la position adoptée par les maires, mais il craint toujours d'éventuels dérapages. Chez SOS Orford, on se demandait notamment ce que veut dire ce «statut particulier» réclamé pour le parc. Il prédit que le Parti québécois devrait représenter bientôt son projet de loi 491 en vue de faire réintégrer les terrains en litige dans le parc.

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