Les recycleurs de pièces d'autos veulent avoir accès à toutes les régions du Québec

L'Association des recycleurs de pièces d'autos et de camions (ARPAC) voudrait que ses membres puissent avoir accès à toutes les régions du Québec et qu'ils n'aient pas à se plier à d'autres conditions propres au Québec, mais uniquement aux normes du programme canadien de mise à la ferraille des vieilles voitures.

L'organisme responsable de ce programme au Québec se dit d'accord pour ouvrir son programme à tous les recycleurs. Mais cet organisme, l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), n'entend le faire que pour les recycleurs qui vont accepter les conditions d'affiliation récemment établies dans le cadre de son entente avec la Fondation Air pur de Toronto.

C'est cette dernière fondation qui gère au Canada le programme de mise à la ferraille des voitures en fin de cycle, dans lequel Ottawa a investi 92 millions. La Fondation Air pur a signé il y a deux semaines un contrat avec l'AQLPA, qui a créé et géré un programme similaire au Québec depuis 2002.

On envoie à la casse chaque année au Québec 600 000 véhicules.

Le directeur général de l'ARPAC, Simon Matte, ne visait pas explicitement hier l'AQLPA, mais il se plaignait de ce que ses membres n'avaient pas accès au programme fédéral, contrairement, disait-il, aux autres entreprises canadiennes qui peuvent même s'y inscrire par Internet. Il ajoutait que son association avait administré jusqu'ici un programme similaire et qu'elle pouvait le faire encore.

Joint hier au téléphone, le président de l'AQLPA, André Bélisle, a raconté qu'il y avait deux semaines seulement que la Fondation Air pur et son organisme avaient signé une entente qui confiait ici l'administration du programme fédéral au groupe écologiste québécois. Et il y a une semaine seulement que l'AQLPA a en mains, ajoutait-il, une version française de ce contrat, mais pas encore la traduction du contrat d'affiliation.

André Bélisle confirme qu'il n'y a présentement que deux recycleurs reconnus, l'un à Québec et l'autre à Montréal. Dix-sept autres recycleurs membres de l'ARPAC, qui travaillaient antérieurement avec l'autre partenaire de l'AQLPA, la Fondation canadienne du rein, devraient pouvoir être affiliés très prochainement. Quant aux autres recycleurs, ils pourront, assure André Bélisle, s'inscrire tous au programme dès que les documents seront prêts, ce qui ne peut pas se faire en quelques jours.

En vertu de ce programme, la personne qui envoie son vieux véhicule à la casse reçoit d'Environnement Canada 300 $. À terme, une personne pourra recevoir davantage sous forme de titres de transport urbain. Le programme devrait aussi, à l'avenir, régir les bénéfices qu'obtiendront les personnes qui se débarrassent d'un vieux véhicule pour un plus récent et moins polluant.

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