En bref - Arar est outré

Toronto — Maher Arar, cet ingénieur d'Ottawa qui a été torturé en Syrie après y avoir été illégalement envoyé par les États-Unis, a dit avoir été choqué la semaine dernière d'entendre son nom associé à des terroristes au cours d'une audience à la prison américaine de Guantánamo.

Par contre, M. Arar a dit hier ne pas être surpris que les États-Unis aient encore tenté de salir son nom. Il a aussi critiqué les médias pour avoir continué à publier ce genre d'histoire. Une commission d'enquête au Canada a blanchi Maher Arar de tout lien avec des terroristes et il a reçu 10,5 millions de dollars d'Ottawa en compensation. Toutefois, les États-Unis refusent toujours de le blanchir des soupçons de terrorisme. Au cours d'audiences de la commission militaire la semaine dernière, à Guantánamo, un agent du FBI a témoigné que le Canadien Omar Khadr lui avait dit avoir vu Maher Arar en Afghanistan dans un repaire d'al-Qaïda en 2001. Maher Arar soutient qu'il n'a vu Khadr qu'à la télévision et qu'il n'a jamais mis les pieds en Afghanistan.

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