Au tour du richissime homme d'affaires de témoigner - Madame réclame la moitié de la fortune de Monsieur

Monsieur a tenté de rétablir sa réputation noircie par Madame, hier, dans une retentissante cause de partage de patrimoine familial de plus de 50 millions de dollars. L'homme d'affaires prospère a affirmé qu'il a bien tenté d'en arriver à un règlement à l'amiable avec son ex-conjointe, mais sans succès.

L'homme s'est dit attaqué de toutes parts. Son ex-copine lui réclame en Cour supérieure un montant forfaitaire de 50 millions et une aide alimentaire mensuelle de 56 000 $ nets après sept années de vie commune. Elle a aussi intenté un autre recours dans son pays d'origine, où elle réclame un partage encore plus imposant de la fortune, à 50 % chacun.

L'homme se sent pris au piège. De grands pans de sa vie de couple, de ses possessions immobilières, de son faste train de vie sont étalés sur la place publique à cause de ce procès dont il n'a pas voulu.

Monsieur est représenté par un avocat émérite, l'associé-chef de la direction d'Ogilvy-Renault, Pierre Bienvenu (celui-là même qui a représenté le procureur général du Canada dans le renvoi relatif à la sécession du Québec). Me Bienvenu a lu une courte déclaration au nom de son client. Monsieur dit regretter que Madame ait voulu ternir sa réputation et de s'être fait entraîner bien malgré lui dans un débat constitutionnel sur les droits des conjoints de fait en cas de séparation. Il a dit avoir pris «tous les moyens pour éviter d'étaler [leur] vie publique et surtout pour préserver l'identité de [leurs] trois enfants». Dans ce texte lu par Me Bienvenu, l'homme d'affaires a enfin exprimé le souhait que ce débat sur les conjoints de fait se fasse à l'Assemblée nationale, et non dans une salle de cour.

Monsieur a rectifié lors de son témoignage certaines impressions laissées par le passage de Madame à la cour lundi et mardi. Contrairement à ce qu'elle a avancé, il n'a jamais voulu se marier, ni au civil ni à l'église. Ses intentions ont toujours été clairement exprimées lors de leur sept ans de vie commune.

Monsieur a dit qu'il avait bien le droit de choisir le mode de vie qui lui convient. D'ailleurs, il vit encore en union libre avec sa nouvelle flamme, avec laquelle il a fondé une nouvelle famille de deux enfants. Monsieur juge enfin les demandes de Madame excessives. Il paie déjà une pension de 35 000 $ nets par mois pour les enfants en garde partagée, il a logé Madame et les petits dans une résidence de 2,4 millions, il a prévu un budget d'entretien et de rénovation de

500 000 $ et il débourse enfin 250 000 $ par année pour les domestiques. Il a tenté de s'entendre à quelques reprises avec son ex, mais ses offres ont toutes été rejetées.

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Avec La Presse canadienne

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