Policier tué lors d'une opération antidrogue - Parasiris plaide coupable à des accusations de possession d'armes

Longueuil — Basil Parasiris, de Brossard, a plaidé coupable à huit chefs d'accusation, dont possession illégale d'armes à feu et d'entreposage illégal d'armes à feu, touchant quatre armes à feu. Il s'agissait d'armes prohibées dans tous les cas et d'armes qui étaient chargées. Parasiris comparaissait hier au Palais de justice de Longueuil.

La Couronne et la défense font une suggestion commune pour une sentence de 20 mois de prison. Comme il est détenu depuis deux mois, si le juge André Vincent de la Cour supérieure acceptait cette proposition, il ne resterait à Basil Parasiris qu'à purger 16 mois de détention.

Il demeurera détenu en attendant la suite des procédures, le 3 février prochain.

Rappelons que Basil Parasiris a été acquitté le 13 juin dernier du meurtre au premier degré du policier de Laval Daniel Tessier, 42 ans, tué par balle lors d'une opération policière antidrogue au domicile de l'accusé, menée aux aurores le 2 mars 2007.

Quelques jours plus tôt, il avait également été acquitté de trois autres chefs d'accusation, faute de preuves, soit d'avoir tenté de tuer l'agent Stéphane Forbes, d'avoir déchargé une arme à feu dans le but de le blesser, de le mutiler ou de le défigurer, et d'avoir déchargé une arme à feu en mettant en danger la vie de l'agent Forbes.

La Cour supérieure avait également déclaré illégal le mandat de perquisition utilisé pour entrer chez M. Parasiris le 2 mars 2007.

M. Parasiris, un propriétaire de bar, avait soutenu en défense qu'il avait cru, tout comme sa femme, à une agression au domicile lors de la descente policière, et n'avait eu aucune idée de l'identité des individus qui entraient ainsi chez lui. Son avocat avait plaidé la légitime défense.

En novembre dernier, Basil Parasiris a intenté un recours pour réclamer 1,5 million de dollars à la police de Laval et au procureur général du Québec, se disant victime «d'abus flagrants et extrêmement graves à son intimité et à la sécurité de sa famille».

Par ailleurs, en octobre, la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) avait retenu deux causes pour expliquer le décès du policier Tessier, soit l'insuffisance des critères d'évaluation du niveau de risque de la perquisition et une piètre vérification du registre des armes à feu.

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