La Chambre et le Conseil associés - La vitalité de Montréal s'explique par « la bonne santé du secteur des arts et de la culture »

Louise Roy, présidente du Conseil des arts de Montréal, et Roger Plamondon, président et chef de la direction par intérim de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, lors de la soirée de remise des prix Arts-Affaires
Photo: Jacques Grenier Louise Roy, présidente du Conseil des arts de Montréal, et Roger Plamondon, président et chef de la direction par intérim de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, lors de la soirée de remise des prix Arts-Affaires

Rapprocher les affaires et la culture. Voilà l'objectif que poursuivent les prix Arts-Affaires de Montréal. Les deux coprésidents du Comité d'honneur font le point.

Les prix Arts-Affaires de Montréal récompensent les entreprises d'affaires et les individus qui ont apporté leur soutien à des organismes culturels et artistiques montréalais. Ces prix, décernés en collaboration avec Le Devoir, sont une initiative de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et du Conseil des arts de Montréal. Les candidatures des lauréats sont soumises par des organismes artistiques et culturels qui souhaitent remercier leurs mécènes et commanditaires et souligner leur précieuse contribution.

Selon Louise Roy, présidente du Conseil des arts de Montréal, les prix Arts-Affaires permettent de souligner la qualité et la vitalité de la relation entre le milieu culturel et celui des affaires. «Le nombre de candidatures que nous avons reçues pour ces prix — plus d'une trentaine — prouve l'importance des alliances entre les deux milieux. Ces alliances sont indispensables. Les organismes culturels ont besoin du soutien des gens d'affaires pour se développer. En mettant en valeur leur contribution, nous souhaitons que ces prix entraînent de nouvelles collaborations.»

Ces collaborations peuvent prendre diverses formes. «Les gens d'affaires s'engagent bénévolement dans des organismes culturels, par exemple, en siégeant au conseil d'administration, en élaborant un plan de marketing et de communication ou encore en les aidant à trouver des sources de financement privées, indique Mme Roy. Ils offrent leurs services dans leur domaine d'expertise et contribuent ainsi à la croissance de l'organisme culturel.»

Ces partenariats décloisonnent les deux secteurs. «Ils font tomber des préjugés, précise Mme Roy. Les gens d'affaires rencontrent dans le milieu culturel des individus qui veulent développer leur entreprise et qui ont une vision. Les gens du milieu culturel trouvent dans celui des affaires des gens qui sont créatifs et innovateurs. Les deux milieux se ressemblent beaucoup à divers égards, même si leurs démarches et leurs résultats sont différents.»

Roger Plamondon, président et chef de la direction par intérim de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, précise que le milieu des affaires bénéficie grandement de ces partenariats. «La vitalité économique de Montréal est en grande partie attribuable à la bonne santé du secteur des arts et de la culture. Par exemple, il est démontré que le premier critère pour travailler dans une ville est la qualité de vie qu'on y trouve. Les gens d'affaires ont intérêt à soutenir le développement artistique et culturel de la métropole. D'autant que le savoir-faire des travailleurs culturels profite au milieu des affaires.»

Les lauréats

Exceptionnellement cette année, la candidature des lauréats des prix Arts-Affaires a été proposée par deux organismes différents. Ainsi, les lauréats de l'édition 2008 sont: la Société de transport de Montréal (catégorie Grande Entreprise), parrainée par la Société des directeurs des musées montréalais et l'artiste sculpteure Rose-Marie W. Goulet; Vasco Design International (catégorie PME), parrainée par le Groupe de la Veillée et les Ballets jazz de Montréal; et Peter McAuslan, président de la Brasserie McAuslan (catégorie Personnalité Arts-Affaires), parrainé par le Festival Saint-Ambroise Fringe de Montréal et le Festival de musique de chambre de Montréal.

Le 2 décembre, les noms des gagnants ont été dévoilés au cours d'un cocktail qui a eu lieu au Musée des beaux-arts de Montréal, en collaboration avec Quebecor. À cette occasion, les lauréats ont reçu une oeuvre d'art créée par Rita, un collectif multidisciplinaire de design composé de Stéphane Halmaï-Voisard, Karine Corbeil et Francis Rollin. La Chambre de commerce du Montréal métropolitain a également procédé au lancement de son nouveau site Internet: www.montrealartsaffaires.org. «Il vise à encourager le maillage entre les deux secteurs d'activité», précise M. Plamondon.

D'ailleurs, les milieux des affaires et culturel multiplient les projets pour faciliter le réseautage. Ainsi, celui-ci peut notamment se faire par l'intermédiaire de Bénévole d'affaires, un organisme qui fait le pont entre le monde des affaires et les organismes culturels et communautaires. Pour sa part, le Conseil des arts de Montréal propose un programme de parrainage fiscal aux compagnies artistiques sans numéro d'organisme de charité. Les compagnies parrainées peuvent offrir à leurs donateurs des reçus pour fins d'impôt.

L'an dernier, l'organisme a mis sur pied le Forum des présidents, qui vise à réunir sur une base régulière des présidents de conseil d'administration et à les inciter à contribuer au développement de la culture.

Depuis 1991

Les prix Arts-Affaires ont été mis sur pied en 1991 par la Ville de Montréal, en collaboration avec Le Devoir et la Chambre de commerce. Ils ont été remis tous les deux ans jusqu'en 2006. Depuis, l'événement a lieu sur une base annuelle.

L'édition 2008 des prix Arts-Affaires s'inscrit dans la foulée du plan d'action du Rendez-vous novembre 2007 — Montréal, métropole culturelle, auquel ont participé 1300 intervenants provenant des milieux de la culture, des affaires, communautaires et gouvernementaux. Ce plan d'action vise à consolider et à rehausser le positionnement de Montréal comme métropole culturelle.

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Collaboratrice du Devoir

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