L'Iroquois repart en direction de la mer d'Oman

Ottawa — Le destroyer canadien HMCS Iroquois, qui avait dû rebrousser chemin la semaine dernière après qu'un hélicoptère se fut écrasé sur son pont, repartira ce matin vers la mer d'Oman pour aller prêter main-forte à la lutte internationale contre le terrorisme.

Les dommages causés au navire étaient mineurs, a expliqué le porte-parole des Forces maritimes de l'Atlantique, Mike Bonin. Des chandeliers — les tiges de métal qui retiennent les filets de sécurité sur les côtés du navire — ont été abattus, une échelle et un haut-parleur ont été brisés. Le destroyer est revenu à Halifax samedi, et il n'aura fallu que trois jours pour réparer le tout.

Le destroyer repartira toutefois sans hélicoptère Sea King, sa «deuxième paire d'yeux», qui permet de faire de la reconnaissance. Celui qui s'est écrasé fait l'objet d'une inspection qui pourrait durer de six à douze mois afin de déterminer les causes de l'écrasement. C'est au terme de l'enquête qu'on décidera si l'appareil doit être remis en état ou envoyé à la casse.

Le Canada dispose de 28 hélicoptères Sea King, un de moins depuis l'accident. Pourtant, puisque deux appareils sont déjà déployés en mer d'Oman (un sur chacune des frégates sur les lieux) et qu'un troisième s'apprête à prendre la relève, aucun appareil n'était disponible pour équiper l'Iroquois, les autres servant à l'entraînement en sol canadien.

Les hélicoptères doivent faire l'objet de vérifications qui peuvent durer six mois avant d'être déployés de manière à garantir une capacité de 600 heures de vol, a expliqué un autre porte-parole, Jason Proulx. Aucun n'en avait la possibilité, a dit ce dernier.

Cela n'est pas grave pour autant, a soutenu M. Proulx. L'Iroquois partira avec la frégate Fredericton qui, elle, sera équipée d'un Sea King. Une fois sur le théâtre des opérations, les huit navires étrangers qui seront sous commandement canadien mettront leurs hélicoptères à la disposition de l'équipage canadien.

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