En bref - Barrage autochtone sur la route 117

Grand-Remous — La route 117 a été rouverte à la circulation peu après 10h dans le secteur de Grand-Remous, dans les Laurentides, trois heures après qu'elle eut été bloquée dans les deux sens par des Algonquins de Lac-Barrière, hier matin.

L'agent Marc Butz, de la Sûreté du Québec (SQ), précise qu'il y a eu des discussions avec les manifestants, qui ont convenu de quitter les lieux. Une personne a toutefois été arrêtée, Marylynn Poucachiche, l'une des porte-parole des autochtones, qui sera accusée d'entrave à la justice. Les deux barrages érigés visaient à forcer les gouvernements du Québec et du Canada à agir. Selon Michel Thusky, un porte-parole des Algonquins de Lac-Barrière, les ententes conclues avec les autorités provinciales et fédérales sur la sélection des nouveaux chefs ne sont pas respectées. Les autochtones souhaitent également le début de négociations sur l'exploitation des ressources forestières. Ils promettent de maintenir la pression et d'insister auprès des gouvernements. Ils veulent aussi avoir leur mot à dire sur la gestion du territoire et exigent que leurs coutumes de désignation des élus et de gouvernance soient reconnues. Enfin, ils désirent également obtenir des engagements pour la protection des habitats naturels et un contrôle sur l'exploitation forestière. Un premier barrage avait été érigé le 6 octobre dernier, pour les mêmes raisons. Là aussi, la SQ l'avait démantelé après quelques heures.