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Prolongement de la 30 - Le détour en milieu agricole doublera les coûts

Le Comité de citoyens pour le prolongement de l'autoroute 30 via l'actuelle route 132 estime que la solution retenue par le gouvernement Charest va faire doubler les coûts initialement prévus, et les porter à deux milliards, au lieu de les réduire de plusieurs centaines de millions, et ce, en raison de son «entêtement inexplicable» à réaliser le tronçon Est en milieu agricole.

Initialement, le ministère des Transports projetait de transformer la route 132 en autoroute sur cinq kilomètres. Prisonniers d'une promesse électorale, les libéraux de Jean Charest ont décidé de faire passer cette future voie rapide, réclamée par toute la région, plus au Sud, dans un milieu agricole, ce qui exigera la construction d'un tronçon de 13 kilomètres et 300 millions supplémentaires.

Selon le comité de citoyens opposés à ce projet, il est déjà alarmant de voir le coût du projet global passer de 1 à 1,5 milliard depuis que Québec a décidé de le réaliser en PPP avec la multinationale espagnole Acciona, en révisant notamment la conception de trois ponts non conformes aux nouvelles normes des Transports depuis l'effondrement du viaduc de la Concorde.

Avec leur connaissance du dossier, les citoyens de ce comité estiment que c'est une facture de deux milliards qui attend Québec, soit le double des évaluations initiales. De plus, ils disent avoir des doutes très sérieux quant à l'échéancier de construction, qui prévoit la livraison du projet pour 2012.

«Comment peut-on annoncer officiellement la signature d'un contrat avec un partenaire privé, écrivaient-ils hier dans leur communiqué de presse, lorsqu'on ne connaît pas les coûts additionnels pouvant découler de ces modifications ainsi que des recours légaux possibles de la part des soumissionnaires non retenus parce que le gouvernement a changé en cours de route les normes relatives à la construction des trois principaux ouvrages de ce projet?»

Quant au tronçon Est, celui auquel ils s'opposent, il enfreint la Loi sur la protection du territoire agricole, disent-ils, ignore trois avis de la commission de protection de ce territoire, sacrifie plus de 550 hectares de bonnes terres, perturbe des milieux humides, une zone inondable, un boisé centenaire et trois rivières, sans pour autant régler le problème de la congestion sur la 132.
1 commentaire
  • Maurice Monette - Inscrit 13 octobre 2008 10 h 41

    Malheureusement, c'est un autre abus de pouvoir irréfléchi pour détruire notre biome Québécois à des fins personnelles électorales.

    Nous sommes ici-bas pour tenter d'évoluer en Grâces et en $age$$e (sagesse) et tout ce que nos élus(es) parviennent à faire, c'est de fonctionner à coup de projets à brèves échéances électorales, pour lesquels, pour les réaliser le plus rapidement possible, ces gens ne tiennent absolument pas compte de tous les impacts environnementaux qui seront infligés à nos milieux de vie.

    Faut le faire !

    C'est très, très, très égocentrique de se croire supérieur aux réalités naturelles de notre Mère la Terre et, on ne pensent qu'aux coûts pécuniers pour y voir certaines objections... Mais, les coûts environnementaux infligés seront moultes fois supérieurs et personne n'en fait mention. Pourtant, ce serait le premier argument pour empêcher qu'un tel projet complètement farfelu voit le jour.

    Pauvre société humaine immature et incapable de faire preuve de jugement !

    Votre Ami, SAGE, lui,
    MAURICE MONETTE
    Biologiste #939
    Grande Rivière