Crise du logement - Montréal s'active

La Ville de Montréal annoncera lundi prochain les mesures d'urgence qui seront mises en place pour faire face à la crise du logement, qui connaîtra son apogée le 1er juillet.

Lundi, le vice-président du comité exécutif et responsable du dossier de l'habitation, Michel Prescott, avait affirmé qu'il faudrait encore quelques semaines avant que l'administration Tremblay ne rende publiques ces mesures. Hier, le porte-parole de M. Prescott, Martin Viau, indiquait qu'après consultation avec les directeurs d'arrondissement, l'annonce pouvait être faite plus rapidement que prévu, avant le Sommet de Montréal qui débute le 4 juin.


Le plan de Montréal précédera celui du gouvernement du Québec, auquel il est pourtant lié puisque c'est Québec qui assurera le gros du financement des mesures d'urgence. Le plan de Québec ne sera rendu public que mercredi prochain, par la voie d'une annonce dans la Gazette officielle.


Le FRAPRU (Front d'action populaire en réaménagement urbain), qui a vivement dénoncé l'attitude de la Ville hier dans un communiqué et qui trouve que les mesures tardent, se réjouissait de ce changement de cap. Ses représentants ont d'ailleurs été convoqués vendredi à une rencontre avec M. Prescott, rencontre promise depuis le 12 février, selon l'organisme.


Le FRAPRU souhaite minimalement que Montréal mette un numéro de téléphone central à la disposition des gens qui n'arrivent pas à se loger, comme ça se fait déjà à Québec et à Gatineau. «L'an passé, il y avait trois numéros où appeler à Montréal, c'était très improvisé», a indiqué le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant. C'est précisément pour éviter l'improvisation que le ministre délégué à l'Habitation, Jacques Côté, a rencontré différentes administrations municipales la semaine dernière avant de rendre les mesures d'urgence publiques, disait hier, de son côté, le porte-parole du ministre.