Minorités: la télévision manque de couleur

La photo officielle de la rentrée pour la populaire émission Virginie de Radio-Canada. Deux comédiens principaux liés aux communautés culturelles ou aux minorités visibles n’apparaissent pas sur la photo: Ariel Ifergan (qui joue Mohamed) et Jade
Photo: La photo officielle de la rentrée pour la populaire émission Virginie de Radio-Canada. Deux comédiens principaux liés aux communautés culturelles ou aux minorités visibles n’apparaissent pas sur la photo: Ariel Ifergan (qui joue Mohamed) et Jade

Qu'est-ce que réussir sa vie? Sa carrière? Ses amours? Jusqu'à samedi, l'équipe du Devoir vous présente une synthèse d'observations recueillies sur sept volets d'un même thème: qu'est-ce qu'une vie réussie? Afin d'alimenter la réflexion, nous avons demandé à la firme Léger Marketing de sonder le coeur des Québécois dans une grande enquête nationale. Aujourd'hui, un thème qui a beaucoup fait parler de lui ces derniers mois: l'intégration. Un exemple: pourquoi les minorités visibles sont-elles invisibles, ou presque, sur les scènes et les écrans du Québec?

Le Québécois Didier Lucien est arrivé à Montréal de son Haïti natale à l'âge de trois ans. Diplômé de l'École nationale de théâtre du Canada en 1994, il s'est fait connaître par son rôle de Bob Dieudonné-Marcelin dans la série télévisée et dans les films Dans une galaxie près de chez vous, puis en incarnant le bon père d'une famille multiculturelle de la série Pure laine. À 41 ans, après un quart de siècle de vie professionnelle active, il n'en revient toujours pas d'être «entièrement et uniquement» perçu comme un Noir, des deux côtés des écrans québécois, dans les fictions comme dans la vie réelle.

«On me résume à ça, à la couleur de ma peau, raconte-t-il en entrevue au Devoir. Peu importe ce que je fais ou ne fais pas, c'est toujours là, comme la seule et principale réalité qui me définit. Je veux dire que partout, tout le temps, on me voit comme un Noir. J'en viens à me demander pourquoi je suis allé à l'École nationale, pourquoi je suis devenu comédien, pourquoi je persiste à lutter contre les clichés que tout le monde se fait autour de moi.»

Les preuves s'accumulent et finissent par peser lourdement. Didier Lucien raconte que les producteurs de la défunte émission de télévision La Fureur lui ont proposé l'an dernier de chanter Hakuna Matata, le tube africanisant du film d'animation Le Roi Lion. «Les danseurs de la troupe se seraient agités avec des bananes sur la tête», précise-t-il en riant tout de même. Des propositions semblables, plus ou moins grossières, toutes rejetées sans appel, il dit en recevoir à la tonne. «Ma femme et moi, on s'est assis récemment pour faire le compte des contrats que j'ai ratés depuis deux ans parce que je refuse de jouer le Noir de service. On a rempli deux pages.»

Le rôle de Bob Dieudonné-Marcelin, en revanche, échappait totalement à la règle générale du stéréotype. «Mais c'est Claude Legault qui m'embauchait, et Claude, c'est un bon chum», explique M. Lucien. On ne pense jamais à moi pour un rôle de médecin ou de camionneur québécois. Les gens parlent beaucoup de discrimination, mais ils ne font rien contre. Tout le monde semble d'accord pour changer, mais rien ne change.»

La vie en rose

La représentativité des minorités visibles semble bien différente du point de vue de la majorité omniprésente. Le sondage Léger Marketing-Le Devoir sur l'intégration réussie a demandé aux Québécois s'ils croient que «les minorités culturelles du Québec sont représentées de façon adéquate et en nombre suffisant à la télévision». Au total, 62 % des répondants francophones ont dit oui, mais seulement 37 % des Québécois parlant une autre langue. Les femmes (52 %), les Montréalais (50 % de oui par rapport à 68 % à Québec) et les gens à faibles revenus (43 % à 20 000 $ et moins) ont tendance à juger plus sévèrement la situation. Malheureusement, ces données ne peuvent être croisées avec l'origine ethnique des répondants.

Les enquêtes manquent pour compléter le tableau. Le problème n'intéresse presque pas les savants, et de moins en moins en fait puisque les nouveaux médias l'emportent sur la télévision comme objet d'étude dans les départements de communication. Une des rares publications sur le sujet, La Représentation des communautés immigrantes à la télévision francophone au Québec, des chercheurs de l'Université du Québec à Montréal Serge Proulx et Danielle Bélanger, concluait au tournant de la décennie que «les dramatiques en français au Canada font peu de place aux membres des communautés culturelles ou, alors, elles les associent à des problèmes raciaux, comme la violence, la drogue ou la criminalité».

Il y a des contre-exemples, bien sûr. La star Normand Brathwaite se joue elle-même dans Grosse vie qui débutait la semaine dernière à Radio-Canada. Gregory Charles prend la barre de La Cour des grands, à TVA, dès le 28 septembre. Wajdi Mouawad, d'origine libanaise, joue en ce moment un solo au Théâtre d'Aujourd'hui à Montréal et il dirige le Théâtre français du Centre national des arts d'Ottawa. Mais quelques hirondelles ne font pas le printemps.

«En général, on montre un Noir ou un membre d'une communauté ethnique pour accentuer le côté urbain, mais sans prise de parole, dit Martin Forget, scénariste de Pure laine, sommet télévisuel inégalé sur le sujet de l'intégration et de l'interculturalisme. Dans Pure laine, au contraire, j'ai décidé de parler du Québec à travers le regard d'un immigrant.»

Cette vieille technique utilisée déjà dans les Lettres persanes de Montesquieu «ne forçait rien» tout en enrichissant la perspective. « Ça ne bouge pas beaucoup, mais ça bouge. Il y a une décennie, la série télévisée Jasmine, sur une recrue mulâtre de la police, rentrait les messages à coups de massue. Nous sommes déjà rendus ailleurs. La société et les médias se transforment.»

À preuve, Fabienne Larouche, la scénariste-productrice la plus connue du Québec, a proposé quelques premiers rôles (sur la cinquantaine d'une saison) à des comédiens des minorités dans sa célébrissime série Virginie, la plus longue de l'histoire de la télévision canadienne. «Fondamentalement, mes personnages sont des personnes, explique-t-elle. C'est la même idée avec mes personnages d'immigrants ou membres d'un groupe ethnique. Ils ne représentent pas un groupe ou un intérêt. Ce sont des personnes, avec leurs défauts et leurs qualités, comme tout un chacun.»

La scénariste précise côtoyer beaucoup de Québécois n'appartenant pas à la fameuse catégorie des «Québécois d'origine canadienne-française», comme le dit le rapport de la commission Bouchard-Taylor. «Je suis entourée de Québécois haïtiens, italiens, arabes ou juifs, dit-elle. C'est ma vie. Je ne fais pas de différence: ces gens m'intéressent comme humains et ils m'intéressent parfois comme personnages.»

Avait-elle seulement le choix avec Virginie, une série campée dans une école montréalaise (Sainte-Jeanne-d'Arc), un milieu on ne peut plus multiculturel? Au fait, l'émission à portée sociologique en fait-elle assez? «C'est une école du Centre-Sud avec sa réalité multiculturelle, répond la productrice-scénariste. J'ai maintenant un concierge arabe qui tombe en amour avec une Québécoise catholique, et cette situation offre de nombreux ressorts dramatiques intéressants.»

De Montréal-Nord à Montréal noire

Est-ce seulement mieux ailleurs? Depuis quelques semaines, un débat surchauffé sur ce même thème alimente les pages du Globe and Mail. Le critique maison de théâtre a lancé la controverse en reprochant au prestigieux festival Shaw sa distribution entièrement blanche (dans les rôles principaux), alors que le Stratford Festival donne des leçons d'ouverture en confiant à des «comedians of colour» plusieurs rôles-titres, dont ceux de Juliette et d'Hélène de Troie.

Aux États-Unis, la discrimination semble inscrite dans le système culturel dès le début du processus de création. Les syndicats de comédiens publient des rapports annuels sur la distribution des rôles par catégories sociales avec, bon an mal, des représentations à l'écran au moins deux fois moins importantes que dans la réalité, sans oublier les sempiternels clichés.

Ici, l'Union des artistes (UdA) n'a encore rien produit de semblable, ni de près ni de loin. «Nous ne sommes pas rendus là parce que nous ne subissons pas beaucoup de pression de la part de nos membres, explique le président de l'UdA, Raymond Legault. Ce n'est pas de la mauvaise volonté cependant, et nous serons très heureux de faire évoluer positivement les choses.»

Des avocats américains défenseurs des droits et libertés embrayent autrement. Les plus féroces proposent d'attaquer en justice les offres d'emploi des grands studios de cinéma et de télévision. Ils se demandent par exemple pourquoi un médecin dans une télésérie doit être blanc si la question de la race du personnage n'est jamais évoquée dans le scénario. Ils posent la même question par rapport au sexe des rôles d'ailleurs.

Justement, la très sociologique et prolifique Fabienne Larouche révèle travailler à l'écriture d'une série intitulée Montréal noire, avec le coscénariste Michel Trudeau. «Cette idée nous est venue il y a trois ans, en Floride. On a vu à la télé les reprises du Cosby Show, où on ne voit que des Noirs. On a eu l'idée d'une série avec des Noirs de Montréal qui auraient du personnel blanc. On va montrer une famille à l'aise, bien établie dans la société. Ce sera une image très positive.»

Comme Mme Larouche, M. Forget mise aussi sur les transformations imposées par la réalité interculturelle croissante. «C'est une donnée fondamentale de la réalité des plus jeunes, résume l'auteur de Pure laine. À long terme, cette réalité centrale de la vie va s'imposer d'elle-même dans toutes les productions culturelles.»

Pourtant, dans notre sondage, les jugements ne varient pas avec l'âge. À peine un tiers des jeunes de 18-24 ans comme des personnes de 65 ans et plus pense que les minorités culturelles sont mal représentées à la télévision.

La coauteure de l'étude pionnière de l'UQAM sur le sujet relativise encore plus les rapports entre le visible et l'invisible dans nos sociétés. «La représentation dans les médias des différentes communautés qui composent une société a beaucoup d'importance pour la construction identitaire et les représentations sociales, dit Danielle Bélanger. Cependant, il ne faut pas confondre ce qui se passe à l'écran et ce qui se passe dans la réalité. La télévision américaine peut bien montrer plus de Noirs que la télévision québécoise, la société américaine est-elle pour autant moins raciste que la société québécoise? Un jeu symbolique est à l'oeuvre, et il ne faut jamais le perdre de vue.»
13 commentaires
  • - Inscrit 17 septembre 2008 08 h 07

    La télé - un média dépassé !

    Une autre raison pour laquelle la télé québécoise est très peu regardée par les immigrants. En plus de ne pas représenter cette réalité, elle ne présente que très rarement des débats, des émissions d'intérêt public ou des documentaires concernant les immigrants d'ici. Par exemple : le processus de sélection des immigrants au Québec versus le ROC, la quasi absence à l'école publique du choix de l'apprentissage d'une troisième langue, une politique d'urbanisme qui permettrait d'éviter les ghettos, quelles sont les vraies perspectives d'emploi en région, pourquoi le passeport canadien est-il si cher, l'absence de débat public sur l'immigration lors d'une campagne électorale fédérale, etc...

  • jacques noel - Inscrit 17 septembre 2008 08 h 07

    QUOI????? Les Noirs sont surreprésentés à la télé québécoise

    Il y a 680,000 personnes de couleur (8,8%) au Québec, presqu'exclusivement toutes concentrées à Montréal. Les deux-tiers ne sont pas nées ici, la moitié ne parle pas la langue d'ici. A part une majorité d'Haïtiens (dont la langue maternelle est le créole), une partie des Boat-people (les jeunes en fait) et des Latinos, la plupart ne parle pas français. Le français est aussi exotique chez les Sikhs de D.D.O., les Jamaïcains de Côte-des-Neiges et les Chinois de Brossard que le chinois à Chicoutimi, le penjadi à La Pocatière et l'anglais à L'Anse-à-la-Croix.

    En tout donc, et en étant généreux, il y a au Québec à peine 300 000 personnes de couleur parlant français, environ 4%. Ce qui revient à dire, avec une marge d'erreur très faible, que 96% de la population francophone du Québec est... blanche.

    Mais cette évidence semble échapper à certains esprits complexés. Car depuis que les beaux esprits sont descendus de la montagne pour airer dans les bas-quartiers de Hochelaga, la schyzophrénie s'est emparée de nos massmedias. Sous prétexte qu'on vient soudainement de découvrir des personnes de couleur sur la grande île, on s'approprie notre télé, dernier rempart de notre identité, pour nous la recracher en miroir schyzophrénique.

    C'est d'autant plus absurde que les immigrants n'écoutent pas notre télé. "Dans l'ensemble des communautés culturelles, 64% des membres préfèrent la télévision de langue anglaise contre 36% de langue française" (Le Devoir, Caroline Montpetit, 28-3-94)

    Lorsque je zappe du fond de ma banlieue blanc Tide, j'en perds mon latin. Certains soirs, on se croirait à Télé Globo à Rio. Plus une seule série sans couleur. Notre télé, sensée d'être notre miroir, nous renvoit de nous-mêmes une image aliénante, manipulée, tronchée par l'idéologie multiculturelle, qui ne correspond pas du tout à la réalité démographique, géographique et historique du Québec.

    A"la télé éducative", on est passé du Harem de Jean-Pierre Ferland au Harlem de Normand Brathwaite. Des Africains et des Latinos -en veux-tu en vlà- viennent s'épivarder devant un public à 99% québécois. "La chaîne éducative s'assurera qu'au moins 10p. cent des participants à une série seront d'origines ethniques diverses ou qu'au moins 10p. cent des sujets seront consacrés à la réalité ethnique." (La Presse, Richard Héru, 11 avril 1991)

    A Radio-Canada, on a créé Watatatow pour rejoindre les jeunes de 10 à 13 ans. Petit problème, on n'a eu une misère folle à trouver de jeunes ethniques qui parlaient français. "Au bureau de Spectel Vidéo, Mireille Soucy me dit qu'ils ont plus de difficultés à trouver l'adolescent de 12-14 parlant aussi français que tous les autres d'origine étrangère!" (Francine Grimaldi, la Presse 27-3-91)

    Dans "Les garcons de Saint-Vincent", le docteur est noir, deux de la vingtaine d'enfants du couvent sont noirs. L'histoire se passe dans les années 70 à Terre-Neuve, la province canadienne qui reçoit le moins d'immigrants. Parmi ces derniers très peu sont visibles. Qu'à celà ne tienne, on en a trouvé pour le show. Quinze ans plus tard, l'action se déroule dans une église. On voit un Noir dans la nef. En cour, on a placé une Asiatique dans l'assistance. On se retrouve en classe; il y a une enfant asiatique! Faut colorer.

    Dans "La montagne du Hollandais", on a trouvé des Noirs des années 50 qui parlaient français avec un accent québécois! Et dans "Cher Olivier", des Chinois qui parlaient français dans les années 30. Le message qu'on veut nous transmettre est gros comme la Place Ville-Marie: y'a toujours eu des ethnies au Québec et nos historiens les avaient ignorés.

    Au 8e gala des Gémeaux (26 sept 93), une boutade de Yvon Deschamps sur les Noirs: "ils sont quatre dans l'Union. Y'en a trois qui ont un show à la télé". Une blague, mais tellement vraie! Pour l'occasion on avait invité Mon Oncle Eddy, Marie Ange Barbancourt et Grégory Charles. Ne manquaient que Juliette Powell et Philippe Fehmiu.

    Dans le troisième épisode de SCOOP, on voit un policier noir de CUM. La CUM en comptait à l'époque en tout et partout, 8.

    Dans Scoop 111, Le premier épisode s'ouvre sur Tintin qui sort de l'ascenseur. A sa droite, un Noir dans la quarantaine, veston, cravate, porte-document. Un hasard... Tintin s'achemine vers son bureau, il croise une noire. Autre hasard. Le vieux journaliste en arrache avec son foutu ordinateur: c'est Chung, un Asiatique qui le dépanne (c'est connu les Asiatiques sont bolés en bytes et byts). En moins de cinq minutes, trois visibles avaient fait leur apparition dans le show du Bleuet.

    Stéphanie se retrouve à l'école. Deux fillettes asiatiques jouent dans la cour. Un Noir se retrouve planté devant elle. De retour au journal, elle parle avec la Lionne, un Noir passe derrière. En tout, j'ai compté 29 apparitions visibles dans l'heure!

    Félix Leclerc est né en 1914. Dans l'horrible série qu'on lui a consacrée, on ne le voit travailler dans les chantiers, à l'âge de 14 ans. Qui est-ce qu'on y voit faire la drave? Notre ami Bruny! Bruny Surin, arrivé au Québec en 1974, mais incarnant un bûcheron noir en 1928!

    " Ca paraît toujours forcé, et on a l'impression que c'est bien plus pour répondre à des quotas que pour traduire réellement une forte réalité ethnique. " (Richard Therrien. Le Soleil, 12 mar 05). A qui le dis-tu?

  • Yvon - Inscrit 17 septembre 2008 08 h 44

    douteux sondage.

    Et encore, Dider Lucien a un "chum" pour l'aider. C'est une chance, sinon. De la a donner le role de Juliette ou d'Helene a une autre "ethnie" (quel mot affreux), c'est comme si on prenait un scandinave pour jouer le role d'un empereur chinois. Le politiquement correct ne devrait pas nous forcer a agir incorrectement dans le domaine de l'art. Puis donner une image positive en mettant des etres de "couleurs" (moi j'ai une couleur qui n'est pas visible, c'est blanc) a l'inverse de la realite, c'est mentir non creer. La creation va en harmonie avec le monde, voir justement Helene de Troie sans couleurs. Il nous faut etre patient, voila tout. L'Histoire humaine fera que le metissage sera un incontournable et que le planete s'en ira vers l'absolue indistinction des races. Le metissage est desormais en acte dans les cultures depuis bien avant les grecs et celui des corps a pris son ampleur depuis le colonialisme, ne serait-ce que par les viols commis par les coloniaux ou les esclavagistes. 20% des 'americains seraient les descendants de ces viols dues a la belle moralite chretienne de ceux qui les commirent.
    C'est en 1950 que l'UNESCO condamna le racisme en affirmant l'inexistence de preuves scientifiques (la pratique suffit en realite mais la, c'est un autre probleme) de l'inegalite des races. Des scientifiques refuserent evidemment ce constat. Encore aujourd'hui, 58 ans plus tard, rien n'a change. Malgre ce qu'a pu en dire Gobineau, le metissage n'est pas condamne en soi comme perturbation de l'ordre naturel et social, le metissage a un avenir que nous pourrions faire eclore comme les fleurs en ne faisant plus de difference entre moi et l'autre, entre le nous et les autres...C'est une question de bonne volonte, d'education, de responsabilite. On est loin du compte mais il faut le croire. Ecoutez ces jeunes soldats americains en Irak ou francais en Afghanistan lorsqu'ils parlent des populations, en gros ils disent: "En vivant pres d'eux et en partageant nos vies avec eux, on s'apercoit qu'ils ne sont pas si differents de nous et qu'ils ont les memes preoccupations qu'ont nos familles et amis. Brefs, qu'ils nous ressemblent." Il n'y a que les ignorants comme les ignobles racistes qui sont capables de cracher sur eux dans les rues. Le reste n'est qu'hypocrisie. Tout cela changera avec le temps comme nous pouvons l'esperer avec Obama. Heureusement qu'il n'est pas acteur.

  • Denis Beaulé - Inscrit 17 septembre 2008 09 h 24

    La meilleure idée et la meilleure observation

    « Montréal noire [...] une série avec des Noirs de Montréal qui auraient du personnel blanc. On va montrer une famille à l'aise, bien établie dans la société. »
    'Génial'.


    « Cependant, il ne faut pas confondre ce qui se passe à l'écran et ce qui se passe dans la réalité. La télévision américaine peut bien montrer plus de Noirs que la télévision québécoise, la société américaine est-elle pour autant moins raciste que la société québécoise? »
    Non.

  • André Guay - Abonné 17 septembre 2008 09 h 57

    Présence des minorités à l'écran

    Lorsqu'on parle de ce sujet, on réfère principalement à la communauté noire et un peu aux québécois d'origine asiatique. Par contre, on fait peu de place aux amérindiens qui sont pourtant, pour plusieurs, notre tiers monde à nous et qui ne doivent pas se reconnaître dans nos activités culturelles. Si j'étais l'un d'eux, je me sentirais ignoré, voire rejeté en écoutant la télé québécoise.
    André Guay, Québec