Les forêts sont sous haute pression

La demande accrue en biocarburants, en bois et en produits alimentaires menace d'accélérer la destruction des forêts de la planète, prédisent deux rapports rendus publics hier par l'organisation américaine Initiative pour les droits et ressources (RRI). Et ceux qui en dépendent pour survivre risquent de pâtir, prévient-on.

Selon les prédictions de cette coalition d'organismes consacrés à la recherche sur les forêts, il faudra exploiter 515 millions d'hectares supplémentaires d'ici à 2030 afin de satisfaire les besoins agricoles et énergétiques d'une population croissante. Cette surface représente le double des terres actuellement exploitées, soit l'équivalent de 12 fois le territoire allemand.

«Cela va signifier une plus grande déforestation, plus de conflits, plus d'émissions de CO2, plus de réchauffement climatique et moins de prospérité», a d'ailleurs mis en garde le coordonnateur de RRI, Andy White, par voie de communiqué.

Les premières victimes seront les personnes — le plus souvent démunies — qui dépendent directement de la forêt pour assurer leur survie, peut-on lire dans le rapport, qui représente un condensé de six recherches portant sur la gouvernance et la protection des aires boisées, mais aussi sur les effets des changements climatiques. «À moins que des mesures soient prises, les propriétaires traditionnels de la forêt et les forêts elles-mêmes vont être les plus grands perdants», a ainsi indiqué M. White.

Les forêts couvrent près de 30 % de la surface terrestre mondiale, et plus d'un milliard d'individus en tirent leur alimentation, leur énergie et leur revenu. Or les paysans, mais aussi les populations autochtones, n'ont bien souvent pas les moyens de lutter pour défendre leur droit à la terre. À titre d'exemple, dans cinq pays d'Afrique centrale, 73 millions d'hectares de forêt sont consacrés à l'industrie forestière et à l'exploitation minière. En revanche, seulement 1,6 million d'hectares sont légalement désignés pour être utilisés par les communautés.

En fait, affirme la coalition, «les modèles dominants de l'industrie forestière et de la conservation ont non seulement souvent exacerbé la pauvreté et les conflits sociaux, mais ils ont également exclu une croissance économique favorable aux pauvres». Un problème qui risque de s'amplifier, puisque «la double crise des carburants et des produits alimentaires attire de nouveaux investissements significatifs et une importante spéculation foncière».

Un second rapport, publié lui aussi hier, propose donc de reconnaître le droit des plus démunis à la protection de leurs droits fonciers, et ce, afin de pallier ce «déficit démocratique». «Seule la protection des droits des personnes qui vivent dans les forêts les plus vulnérables et dans leurs environs peut empêcher la dévastation que ces forces provoqueront pour les pauvres», a justement souligné le coordonnateur de RRI. Ces populations devraient également être davantage associées à la prise de décisions en matière de gestion du territoire, croit-on.

La coalition appelle en particulier à des réformes des droits fonciers dans les pays qui émettent d'importantes quantités de CO2 en raison de la déforestation, notamment le Brésil, l'Indonésie, la République démocratique du Congo et la Malaisie.
2 commentaires
  • Maurice Monette - Inscrit 15 juillet 2008 12 h 16

    TOUTE cette dévastation de notre BIOSPHÈRE est exclusivement due à la CUPIDITÉ humaine...

    En juin 1989, quand karol wojtyla alias jean-paul II a faite abandonnée la $aine (saine) ge$tion (gestion) du pécule mondial par les dignes représentants ecclésiastiques après chaque période de quatre années de terdiversations diverses des pays démocratiques, sous les pressions qu'un visiteur représentant les dirigeants(es) de ces pays industrialisés était allé lui "confier" à la fin du mois de mai précédent, ÇA a été le moment déclancheur de la sur-exploitation de notre "TERRE d'ÉMERAUDE", pour de l'ARGENT.

    En effet, en lui faisant accroire qu'une supposée "fin du monde" arriverait avec l'an 2000, il le convainquit que tout cet argent devait être réparti pour une dernière fois dans le monde démocratique, afin de permettre à l'humanité de "s'éclater" une dernière fois avant que l'APOCALYPSE FINALE ne survienne. Donc, j. p. II et ses nonces répartirent les argents (toutes espèces confondues) sur le globe et il fit disparaître les limites saines à la cupidité humaine qui consistaient à ramener à un million de dollars ou l'équivalent en d'autres espèces monétaires maximum, les avoirs des gens, après quatre années de tractations diverses.

    La cupidité et l'avarice étant deux des points les plus faibles de l'humanité, l'argent vint à manquer parce qu'on aiment tellement les gros chiffres dans ses comptes bancaires, qu'on a inventées toutes sortes de "véhicules financiers" pour thésauriser de plus en PLUS et ainsi, cet "o$eille" vint à manquer. Entraînant du coup toutes sortes de formes de prêts usuraires et la DÉGÉNÉRESCENCE de notre milieu de VIE n'a eue de cesse de s'amplifier.

    Que ce soient les mers qui ont été vidées pour faire du lucre ou, les forêts qui ont été rasées entraînant la disparition de la couche d'ozone parce qu'il n'y a plus assez de végétation pour produire ce gaz qui nous protège contre les rayons ultra-violets, ou encore l'HYPER-industrialisation qui produit des tonnes et des tonnes de gaz-à-effets-de-serre, TOUT ÇA, c'est dû à la CUPIDITÉ de quelques uns(es) alors que, le reste de la gent humaine se débrouille pour "survivre" et partager leurs surplus...

    Par la description de l'épopée qu'on essaient de transcender en cette période de passage au nouveau millénaire, ne voient-on pas qu'une petite partie de l'humanité bien NANTIE est la SEULE responsable de tout les CATACLYSMES qui sont entraînés par sa CUPIDITÉ AVARICIEUSE...?

    Ce n'est pas seulement la forêt qui est sous haute pression, c'est notre biosphère entière qui est menacée par cet amour de l'argent qui finalement, n'est qu'un outil pour se payer les besoins de base et un peu de luxe matériel pour vivre confortablement. Pas pour thésauriser car, c'est ainsi qu'on arrive à l'APOCALYPSE qui se fait de plus en PLUS évident... Donc, il y a un besoin urgent de changer de paradigme, de ne plus faire de l'argent le seul but de notre présence ICI-BAS et revenir vers un FUTUR plus prometteur.

    Merci de votre ATTENTION & c'est pas si difficile pourtant!

    Votre Ami, SAGE, lui,
    MAURICE MONETTE
    Biologiste #939
    Grande Rivière

  • Chryst - Inscrit 24 juillet 2008 10 h 52

    Espoir lié aux changements technologiques

    Certains ont beau décrié la technologie, ce sera sans doute elle et surtout l'informatique qui assurera le développement de communautés vivant des ressources de la forêt. Les gains de productivité seront considérables parce que les reboisements donnant leur plein potentiel.

    Aussi est-il hasardeux de faire des spéculations dont les prémisses reposent sur le passé récent.