Attractions hippiques menace de poursuivre Loto-Québec

La privatisation des hippodromes vire à la foire d'empoigne juridique. L'entreprise privée Attractions hippiques vient de mettre en demeure Loto-Québec «de respecter ses obligations et de la dédommager des pertes significatives» qu'elle aurait subies.

Attractions hippiques connaît des difficultés financières majeures alors que les salons de jeu adjacents aux pistes de courses de Québec et Trois-Rivières ne connaissent pas le succès escompté. Selon l'entente de privatisation, Attractions hippiques doit toucher 22 % des profits générés par les salons de jeu aussi appelés Ludoplex.

Or, l'entreprise dirigée par le sénateur libéral Paul J. Massicotte estime que Loto-Québec a modifié le type d'appareils de loterie vidéo que l'on retrouve dans les salons de jeu en plus de limiter le temps de jeu et les sommes dépensées. «Non seulement Loto-Québec n'a-t-elle pas apporté d'urgence les améliorations nécessaires à ce concept mal accueilli, mais l'agence gouvernementale a récemment dissous sa division Ludoplex», peut-on lire dans le communiqué diffusé hier en fin de journée par Attractions hippiques.

De plus, le sénateur libéral soutient que «le gouvernement du Québec et Loto-Québec ont négligé leur obligation de collaborer avec leur partenaire privé pour le choix de l'emplacement sur la couronne nord de Montréal» où devait déménager l'hippodrome de Montréal avec un Ludoplex. Attractions hippiques accuse nommément Michelle Courchesne, la ministre responsable de la région de Laval, de lui avoir mis des bâtons dans les roues par ses déclarations publiques contre le jeu.

M. Massicotte estime que Québec «n'a aucune intention de développer une industrie de courses de chevaux dynamique au Québec». Il somme donc Loto-Québec de mettre un terme à sa négligence sinon un recours devant les tribunaux pourrait être pris.

Ironiquement, Attractions hippiques a présenté à la fin de la semaine dernière une demande à la Régie des alcools, des courses et des jeux pour diminuer de façon substantielle les bourses devant être versées aux hommes de chevaux. Or, il s'agit d'une obligation contractuelle que M. Massicotte ne veut pas respecter.
 
2 commentaires
  • Bruno Giroux - Abonné 10 juin 2008 09 h 15

    Plus un sou public!

    J'espère que dans cette saga, que ce soit par le gouvernement directement ou par une de ses sociétés, plus un seul sou provenant des fonds de l'État ne sera investi dans les courses de chevaux. Laissons ces gens se débattre. Le cirque a assez duré!

    Que des programmes de recyclage soient offerts à ceux qui oeuvrent dans ce secteur afin qu'ils puissent entrer dans le troisème millénaire.

  • Stéphane Doré - Inscrit 10 juin 2008 15 h 57

    F, I, Fi, N, I, NI - Fini

    La clique des hippodromes à assez sévit et voler notre argent.

    Game over!!!