Conrad Black veut purger sa peine dans une prison autre que celle de Coleman

Toronto — Conrad Black, qui a déjà laissé tomber la citoyenneté canadienne pour pouvoir obtenir le titre de Lord en Angleterre, demande maintenant de bénéficier de droits associés à la citoyenneté américaine.

En fait, par l'entremise de ses avocats, M. Black, qui devra entamer une peine d'emprisonnement de six ans et demi plus tard cette année, demande au bureau fédéral américain des prisons une exemption afin de pouvoir purger sa sentence dans un établissement à sécurité réduite.

Dans un document de quatre pages destiné à l'administration des prisons et soumis au tribunal cette semaine, l'équipe légale de Conrad Black invoque les multiples contributions de ce dernier à la société américaine, mentionnant notamment son admiration pour les États-Unis et son passé d'homme d'affaires dans ce pays. À cet effet, le document stipule que Conrad Black «a été un membre de la société très productif qui a beaucoup investi dans l'économie américaine en tant que propriétaire d'entreprise durant plusieurs années».

Lord Black ne peut normalement purger sa peine dans un établissement à sécurité minimum ou un camp de détention parce qu'il n'est pas citoyen américain.

La lettre demande que M. Black soit incarcéré dans une autre prison. Durant une audience sur sentence le mois dernier à Chicago, ses avocats avaient demandé qu'il purge sa peine au complexe correctionnel fédéral de Coleman, en Floride. Il s'agit de la plus grande prison des États-Unis avec plus de 5000 détenus. Le complexe comporte quatre centres de détention distincts dont un à sécurité réduite entouré d'une clôture à deux rangées.

Les avocats de Lord Black demandent, si l'exemption lui est accordée, qu'il soit incarcéré dans un établissement à sécurité minimum de Miami, étant donné qu'il possède une résidence à Palm Beach et que cela rendrait beaucoup plus faciles les visites de son épouse.

Conrad Black doit se présenter aux autorités carcérales le 3 mars.

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