En bref: À la défense du lisier de porc

Le député péquiste de Saint-Hyacinthe, Léandre Dion, estime qu'il n'existe aucune preuve que l'on produit trop de lisier en agriculture au Québec, comme le prétendent certains environnementalistes.

«Je crois au contraire qu'on n'en produit pas suffisamment pour les besoins de l'agriculture durable», soutient le député Dion, dans une lettre ouverte. C'est à tort qu'on présente le fumier, en particulier le lisier de porc, comme la cause de la pollution diffuse d'origine agricole, estime M. Dion, qui est président de la Commission parlementaire de l'agriculture, et qui représente à l'Assemblée nationale un des comtés les plus agricoles du Québec. Pour le député Dion, une partie de la pollution agricole vient des pesticides, insecticides et herbicides qui sont épandus dans les champs, vergers, fraisières et autres cultures. «Ils affectent la qualité et l'équilibre de l'environnement et, quand ils sont entraînés dans les cours d'eau, peuvent affecter la faune», croit M. Dion. Quant aux engrais, il faut en distinguer deux sortes: les engrais organiques appelés fumiers, et les engrais inorganiques qu'on associe aux engrais chimiques. Le député Dion évalue que l'usage exclusif d'engrais chimiques «porte atteinte à la vie microbienne qui transforme les minéraux en particules assimilables par les plantes dans leur processus de croissance». Mais M. Dion voit un avantage immense dans les engrais organiques comme le lisier. En agriculture, il faut une épaisse couche d'humus pour permettre à la vie microbienne de se reconstituer. De plus, un sol riche en humus possède une structure qui le rend moins fragile au ruissellement et à l'érosion.