Fonction publique - Charest promet plus d'emplois aux membres des communautés culturelles

Le chef libéral Jean Charest a promis hier d'augmenter la proportion d'employés issus des communautés culturelles dans la fonction publique s'il est porté au pouvoir.

M. Charest n'a cependant pas voulu chiffrer cet engagement. Entre 1994 et 2001, la proportion d'employés de l'État issus des communautés culturelles a chuté de moitié, passant de 4,1 % à 2,2 %. «Il y a des choses qui ne marchent pas. L'an dernier, les trois quarts des personnes issues des communautés culturelles ayant présenté leur candidature à la fonction publique québécoise ont échoué à leur examen d'admission. C'est une proportion 50 % plus élevée que chez les Québécois d'origine», a-t-il dit hier devant les représentants de ces communautés.

Les libéraux estiment qu'il existe «un biais involontaire» dans les questionnaires d'embauche qui défavorise les nouveaux arrivants. Un gouvernement libéral corrigerait le tir, a-t-il dit.

M. Charest estime par ailleurs qu'il faut réduire les délais de reconnaissance des diplômes acquis à l'étranger. «Je ne peux pas croire que ça prend deux ans pour reconnaître la compétence d'un médecin qui arrive du Maroc, alors qu'il y a une pénurie de médecins», a-t-il lancé en guise d'exemple.

Encore une fois, le chef libéral a refusé de préciser à quoi ressembleraient des délais acceptables.