La proportion de bébés de petit poids augmente au pays

Au Québec, le taux de bébés de petit poids (5,7 % en 2005-06) est inférieur à la moyenne canadienne. Il a toutefois augmenté par rapport à 2001-02... ce qui n’empêche pas ce nouveau-né de goûter un repos bien mérité.
Photo: Jacques Nadeau Au Québec, le taux de bébés de petit poids (5,7 % en 2005-06) est inférieur à la moyenne canadienne. Il a toutefois augmenté par rapport à 2001-02... ce qui n’empêche pas ce nouveau-né de goûter un repos bien mérité.

La proportion des bébés ayant un poids insuffisant à la naissance a augmenté de façon constante au Canada entre 2001-02 et 2005-06, révèle une étude de l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) rendue publique hier. Le taux de femmes accouchant par césarienne et l'utilisation de l'anesthésie épidurale ont également crû durant cette période.

Entre 2001-02 et 2005-06, le taux de bébés de moins de 2,5 kg est passé de 5,7 % à 6,1 % au Canada. Au Québec, ce taux (5,7 % en 2005-06) est inférieur à la moyenne canadienne. Il a toutefois augmenté par rapport à 2001-02. Il varie selon les régions, atteignant 6,9 % en Abitibi-Témiscamingue et 7 % en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

Différents facteurs peuvent expliquer un faible poids à la naissance. «Deux facteurs sont fort connus: le tabagisme et l'alimentation inadéquate pendant la grossesse», mentionne Claude Lemay, gestionnaire en relation clientèle à l'ICIS. «Les mères plus âgées pourraient avoir tendance à avoir des enfants de faible poids. Les adolescentes, qui n'auraient pas terminé leur propre croissance, pourraient avoir une prédisposition plus grande à avoir des bébés de faible poids à la naissance», ajoute-t-il. Des naissances multiples à la suite du recours à des nouvelles technologies de reproduction pourraient aussi en être responsables.

Certains bébés de faible poids risquent d'avoir des problèmes de santé plus tard, affirme Caroline Heick, directrice des services d'information sur les soins ambulatoires et de courte durée à l'ICIS.

Plus de césariennes

La proportion d'accouchements par césarienne a augmenté tant au Québec (de 19,5 % à 22,9 %) qu'au Canada (de 23 % à 26 %) entre 2001-02 et 2005-06. Le taux est moins important au Québec qu'au Canada. Il varie selon les régions du Québec, allant de 19,5 % en Estrie à 26,9 % en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande un taux de 15 %, indique l'ICIS.

L'épidurale plus utilisée

Les Québécoises ont davantage recours à l'épidurale que les autres Canadiennes. Le taux d'anesthésie épidurale dans les accouchements vaginaux est de 68,4 % au Québec contre 53,7 % au Canada. Ce taux a augmenté tant au Québec qu'au Canada entre 2001-02 et 2005-06. Il est très variable dans les différentes régions du Québec. Il oscille entre 34,7 % dans le Bas-Saint-Laurent et 79,3 % dans Lanaudière.

«Dans le cas de l'utilisation de l'épidurale, on peut penser que cela peut être une question de mode. Cela peut être une question d'accès. Ça peut être un peu culturel», a dit Claude Lemay, de l'ICIS.

Moins d'accouchements assistés

Le taux d'accouchements assistés est par ailleurs à la baisse, tant au Canada qu'au Québec. Au Québec, le taux d'accouchements à l'aide d'une ventouse obstétricale est passé de 11 % à 10,1 %. Celui des accouchements à l'aide de forceps est passé de 4 % à 3 % au Québec.
1 commentaire
  • Geneviève Robitaille - Inscrite 26 juillet 2007 10 h 18

    Bébés de petit poids et grand prématurés

    Ces statistiques n'ont rien de surprenant. Elles correspondent à l'augmentation des "sauvetages" des grands prématurés. La baisse d'utilisation des forceps et de la ventouse est attribuable à la hausse des césariennes. Il faut encore trop souvent se battre contre les médecins pour accoucher de façon vaginale. L'arrivée en plus grand nombre de sages-femmes devrait renverser la tendance. Les femmes ont besoin de soutient moral et non de support médical quand elles accouchent.