Mosaïque Southam - Du luxe dans un édifice d'un autre siècle

Le projet initial était de recycler le vieil édifice gothique du début du siècle dernier et d’y juxtaposer un nouvel immeuble rue de La Gauchetière. Le Mosaïque actuel ne se compose pour l’instant que de la nouvelle bâtisse.
Photo: Jacques Grenier Le projet initial était de recycler le vieil édifice gothique du début du siècle dernier et d’y juxtaposer un nouvel immeuble rue de La Gauchetière. Le Mosaïque actuel ne se compose pour l’instant que de la nouvelle bâtisse.

Il y a moins de cinq ans, l'arrivée de certains promoteurs immobiliers de l'étranger a eu pour effet de multiplier l'offre de condos de luxe au centre-ville de Montréal. Ces promoteurs aux reins solides savaient qu'il pouvait se passer plusieurs années avant de vendre un immeuble.

Plusieurs «coquilles vides» sont dans les dernières années apparues au centre-ville montréalais et ont ainsi meublé l'espace urbain de scintillantes tours sans âme. À tel point qu'en septembre dernier, le centre-ville de Montréal comptait 400 condos inoccupés ainsi que 1800 condos en construction, selon les données recueillies par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). Trop gros et trop chers, ces projets étaient inadaptés au marché. Dans un tel contexte, une sélection naturelle darwinienne s'est imposée: s'adapter ou disparaître!

Mosaïque Southam, projet immobilier entamé il y a trois ans, fait partie de ces mégaprojets immobiliers. Propriété du Groupe Pacific, une entreprise fondée à Montréal en 1953, mais ayant fait fortune en Floride en construisant plus de 5000 appartements en copropriété, Mosaïque Southam fut mis en chantier avant même d'avoir atteint la moitié de ses ventes. Force est de constater qu'en trois ans, le groupe a dû réviser ses positions et s'adapter à un marché bien différent!

Un aménagement revu et corrigé

Par ricochet, le Mosaïque Southam s'est converti, non plus en copropriétés, mais en condos de location, alors que le projet initial était de recycler le vieil édifice gothique du début du siècle dernier et d'y juxtaposer un nouvel immeuble rue de La Gauchetière. Le Mosaïque actuel ne se compose pour l'instant que de la nouvelle bâtisse. Le nombre d'unités est par le fait même passé de 260 à 152.

Le lounge a disparu au profit d'un gymnase tout équipé, duquel les résidants peuvent admirer le superbe logo de la Southam News, réalisé en bas-relief, qui ornait le côté sud du vieil immeuble adjacent. La piscine, la bibliothèque et les bains à remous prévus initialement ont été relégués aux oubliettes. «Cette récupération des aires de vie nous a permis d'ajouter des unités avec mezzanine aux deuxième et troisième étages», explique Jocelyne Carette, gérante d'immeubles.

Une qualité maintenue

Malgré sa vocation locative, le Mosaïque Southam a gardé tout son attrait de condo de luxe. Aucune concession n'a été faite sur la qualité des matériaux, des comptoirs de cuisine en granit et de la salle de bain. Et comme l'immeuble est en béton, il est difficile d'entendre un quelconque voisin. Outre les penthouses, quatre types de logements sont offerts.

D'abord, le studio a une superficie de 650 pi2 et se loue environ 1000 $ par mois. Le 3 1/2 fait 700 pi2, le 4 1/2, 1000 pi2 et finalement les unités à mezzanine sont d'une dimension de 700 pi2 sur deux étages et vont chercher dans les 1500 $ par mois. Mais attention, les prix comprennent les cinq électroménagers, l'habillage des fenêtres ainsi que les services d'entretien et de surveillance.

«Le but recherché est d'offrir luxe et facilité à notre clientèle», enchaîne Mme Carette, énumérant tous les avantages qu'offre l'immeuble, dont un service de conciergerie, un jardin zen, des ascenseurs indépendants, un stationnement intérieur. «Nous répondons aux besoins d'une clientèle composée de professionnels âgés de 28 à 45 ans, pour qui la qualité du design et la proximité à la fois du centre-ville et du Vieux-Montréal prime!»

Il est vrai que l'emplacement mérite attention. L'édifice du Mosaïque est situé au coeur du secteur qui fut nommé «Paper Hill» au début du XXe siècle en raison de la forte concentration d'imprimeries qui s'y établirent. Il est à moins de 100 m de la place Jean-Paul-Riopelle, entouré d'édifices patrimoniaux, dont la basilique Saint-Patrick, et surtout à quelques lieues de la Place des Arts et du Palais des congrès. Les appartements sont disponibles depuis janvier dernier.

Collaboratrice du Devoir

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FICHE TECHNIQUE

- 152 unités de 650 à 1200 pi2

- Prix de location mensuel à partir de 1000 $

- Hauteur des plafonds: 8'3''

- Air climatisé

- Parquets en bois franc

- Comptoirs de cuisine en granit

- 5 électroménagers, dont 3 en inox

- Gymnase privé

- Centre d'affaires

- Services de conciergerie et de sécurité

- Stationnement intérieur

- Renseignements: tél: 514 397-0002 ou www.mosaiquesoutham.com