Les états généraux des Haïtiens de Montréal

Le Conseil national des citoyens et citoyennes d'origine haïtienne (CONACOH) tient ce week-end la «phase finale» des États généraux de la communauté haïtienne montréalaise, forte de quelque 120 000 membres.

Cette réunion, qui aura lieu au Complexe Christina, au 6566 Jarry Est, fait suite à une série de forums sectoriels qui ont réuni, en janvier, quelque 500 participants, issus de différents milieux.

«C'est la première fois depuis vingt ans qu'une consultation de cette envergure a lieu», note Ninette Piou, vice-présidente du CONACOH.

«Les États généraux veulent produire un plan d'action pour les trois prochaines années, qui sera rendu public en juin», a précisé Mme Piou.

À partir de huit thèmes discutés en janvier, le CONACOH veut maintenant concentrer ses discussions autour des quatre préoccupations suivantes:

- éducation et accès aux ressources économiques;

- lutte contre le racisme dans divers domaines;

- représentation dans les lieux de concertation et de décision

- promotion des droits et participation civique.

«Les recommandations formulées le week-end prochain seront ensuite présentées aux différents paliers de gouvernement, dont le gouvernement québécois qui s'apprête à adopter une politique en matière de lutte contre la discrimination, a indiqué M. Claude Toussaint, membre du comité directeur des États généraux.

«L'intégration sociale est une question transversale, puis qu'elle touche aussi bien le logement que l'emploi», a-t-il précisé, ajoutant: «La question de l'emploi dans la fonction publique sera certainement une des préoccupations discutées.»

D'autres recommandations devaient s'adresser au milieu des affaires, dont les fondations, qui pourraient être appelées à participer plus généreusement au financement des organisations communautaires, a indiqué M. Toussaint.

«Nous voulons projeter l'image d'une communauté qui s'intègre et qui contribue au développement du Québec, a dit Claude Toussaint. Cela est vrai non seulement pour la première vague d'immigrants, qui comptait beaucoup de professionnels, mais aussi pour les nouveaux arrivants, qui pratiquent de petits métiers, comme les chauffeurs de taxi.»

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