Du soleil à l'ombre

Jean Lafleur lors de son témoignage devant la commission Gomery.
Photo: Jacques Nadeau Jean Lafleur lors de son témoignage devant la commission Gomery.

Jean Lafleur s'est finalement souvenu de quelque chose: le chemin du retour vers Montréal. Il a en effet atterri dans la métropole peu après minuit hier pour être aussitôt cueilli par les policiers de la Sûreté du Québec (SQ), prévenue de son retour au bercail après une éclipse de près de deux ans.

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7 commentaires
  • Pierre Graham - Inscrit 6 avril 2007 00 h 28

    La loi du retour

    Il en a quand même profité pendant quelques années le crapaud. Mais, son arrestation me rassure un peu plus et me donne plus confiance en la justice. C'est le retour du balancier. Heureusement dans son cas, il aura été mis en accusation avec menottes aux mains et en prison. Je ne peux que m'en réjouir après nous avoir menti en direct pendant des jours. Je souhaite qu'il soit accusé et qu'il aille en prison pendant quelques années. À 66 ans, la fête est terminée, il faut payer maintenant.

  • jacques noel - Inscrit 6 avril 2007 07 h 15

    "300 témoignages, 4250 documents électroniques et 200 000 pages de documents comptables"

    Avez-vs idée du cout de l'enquete?
    Pour quoi en bout de ligne?
    Y va faire un an ou deux de prison?
    La Justice est gravement malade au Canada.
    La Commission Gommery a frôlé le problème en abordant la question de la nomination des juges. C'était tellement laid qu'on a immédiatement refermé le couvercle.

  • Steve Fortin - Inscrit 6 avril 2007 09 h 16

    Pardonnez-les, ils défendaient la Noble Cause...

    Si c'était moi qui montait la plus formidable arnaque, un crime de col blanc dont j'étais le héros, et que finalement, sans attaches et racines dans le cercle mafieux des chevaliers du fédéralisme colonisateur honteux, je m'étais fait prendre la main dans le sac, j'en serais quitte, pour une arnaque du même type et du même montant, à plusieurs années à l'ombre...

    Mais ces gens là travaillaient pour une noble cause. Ces gens là devaient défendre le Cacanada de la menace « séparatisse! », ces gens là oeuvraient loin des règles civiques et judiciaires, là où les lois ne tiennent plus, comme en temps de guerre...

    POURRITURE! C'est ça le plusse beau pays du monde ? On s'en met plein les poches drapés dans l'unifolié brandissant des épouvantails tout en planifiant la belle retraite dorée, avec l'argent volé au nom de la noble cause...

    Et nous qui n'avons pas les couilles pour nous défaire de ça!

    On a les politiciens qu'on mérite. Avec leurs amis. On a le pays qu'on mérite... Et si Lafleur s'en tire, fort de ses contacts et de ses amis qui, peureux de se voir tomber avec lui, font jouer de leur influence en évoquant la noble cause pour arracher sa liberté... Ils seront des centaines à attendre la prochaine fois, à vouloir le remplacer...

    Dire que l'on enseigne à nos enfants, ici en terre du Québec, que le Cacanada c'est le plusse beau pays du monde...

  • VincentL - Inscrit 6 avril 2007 11 h 16

    Y'a pas que l'argent

    M. Lafleur est accusé de fraude, d'illégales magouilles liées à l'argent.

    Je crois que d'autres accusations devraient peser. Celles qui apparaîssent lorsqu'on a entravé l'autodétermination d'un peuple.

    Le programme des commandites a été créer pour une raison et ce n'est même pas celle que nous condamnons aujourd'hui.

  • Hermil LeBel - Inscrit 6 avril 2007 12 h 55

    Commission Royale d'Enquête sur l'Administration de la Justice

    L'affaire des commandites nous illustre à quel point la justice de ce pays souffre de déliquescence avancée. Nous savons tous que de nombreux politiciens sont membres du barreau. Ce sont ces mêmes politiciens qui nomment d'autres membres du barreau à la magistrature. Et lorsqu'ils quittent leurs fonctions politiques, plusieurs d'entre eux retournent à la pratique du droit. Alors, lorsque le pouvoir législatif tente de nous faire croire qu'il existe un mur étanche entre le judiciaire et le politique, on nous prend pour des valises.

    Dans ce contexte, faut voir comment le juge Gomery a écarté du revers de la main les affirmations solennelles de Benoît Corbeil, au sommet de la machine libérale au Québec, à l'effet que des avocats avaient été rétribué pour du bénévolat effectué pour le compte du PLC durant la campagne électorale de l'automne 2000, en accédant à la magistrature. Malheureusement, les transcriptions de ces déclarations controversées autrefois intégralement disponible sur le site gomery.ca ne sont plus accessibles au grand public. Qui a intérêt à dissimuler ainsi l'information au grand public?

    Un grand ménage s'impose au sein de cette association de malfaiteurs drapés en toge de juge. En septembre 2005, du haut du pont Jacques-Cartier, Andy Srougi réclamait la mise en place d'une Commission Royale d'Enquête sur l'Administration de la Justice. Le silence des médias à ce propos témoigne d'un profond malaise.