En bref - Abus syndical

«Abusive et déraisonnable»: voilà comment l'Association patronale des CPE (APCPE) juge l'intention des quelque 500 travailleuses de 24 centres de la petite enfance de Montréal et de Laval de déclencher une grève générale illimitée d'ici lundi prochain.

L'APCPE estime que le délai d'une semaine entre le vote de grève et sa mise en application est trop court. Conséquence: la situation a peu de chances de se régler d'ici là et les parents des 2000 enfants concernés devront se débrouiller pour les faire garder autrement. Les négociations achoppent sur le paiement d'une augmentation salariale de 2 %, et surtout sur la création du poste d'aide-éducatrice. Celles-ci pourraient s'occuper à moindre salaire de tâches de routine (surveiller la sieste, désinfecter les jouets... ) actuellement effectuées par les éducatrices. «Nous ne comprenons pas la résistance du syndicat là-dessus», s'étonne Pascal Joly, administrateur de l'APCPE. L'APCPE affirme que la création de ces postes n'entraînerait aucune perte d'emplois pour les éducatrices. «Elles viendraient s'ajouter au personnel en place. Ce sont des tâches complètement différentes.»

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