Laval - Affaires et tourisme vont de pair

Avec les trois stations de métro qui ouvriront leurs portes bientôt, Laval est en pleine période de repositionnement.
Photo: Jacques Grenier Avec les trois stations de métro qui ouvriront leurs portes bientôt, Laval est en pleine période de repositionnement.

La présence de plusieurs petites et grandes entreprises à Laval donne un bon coup de pouce au tourisme. En plus de favoriser le développement d'une multitude de services, les entreprises, dont plusieurs multinationales, attirent beaucoup de gens dans la troisième plus grande ville du Québec. Et Tourisme Laval ne ménage pas ses efforts pour aller en chercher encore davantage, notamment grâce à son Club des Ambassadeurs.

À Laval, le monde des affaires sert d'outil de développement de l'industrie du tourisme sous différents angles. «Lorsque les affaires vont bien, la ville se développe. Autant les services que les expertises en passant par les infrastructures. De plus, une économie vigoureuse stimule les investissements, entre autres dans le domaine des attraits touristiques», explique la directrice générale de Tourisme Laval, Andrée Courteau.

Biotechnologies, technologies de l'information, agroalimentaire, secteur industriel: les pôles d'excellence où les affaires foisonnent à Laval sont nombreux. «Pour en retirer le plein potentiel, Tourisme Laval a créé le Club des Ambassadeurs. Nous avons nommé un ambassadeur dans chacun de nos grands secteurs d'activité. Ces personnes sont bien ancrées dans leur milieu d'affaires et lorsqu'une grande réunion ou un congrès est en train de se préparer, elles sont responsables d'aller solliciter les organisateurs pour que l'événement se déroule à Laval», indique Mme Courteau.

Tourisme Laval se charge de bien outiller ses membres du Club des Ambassadeurs pour arriver à des résultats concluants. «Nous avons beaucoup de documentation et des cartes illustrées de nos produits et services. Et ça fonctionne. Nous avons de très bons ambassadeurs. La clientèle d'affaires compte pour 68 % du tourisme à Laval. L'an dernier, nous avons accueilli près de 200 congrès», affirme Mme Courteau.

Les gens d'affaires ne sont pas laissés à eux-mêmes lorsqu'ils souhaitent organiser un événement à Laval. «Dès que nous sommes mis au courant que quelque chose s'organise, nous nous occupons de diriger les gens, de leur proposer des activités, de leur faire découvrir la ville et de faire en sorte qu'ils s'amusent. De plus, nous offrons un service clé en main aux organisateurs. Nous leur proposons des établissements en fonction de leurs besoins et de leurs moyens. Nous faisons également pour eux les soumissions et nous planifions des visites. Notre service est gratuit et fait économiser énormément de temps aux organisateurs en plus de leur simplifier la vie», explique Mme Courteau.

Pour tous les goûts et tous les besoins

La ville de Laval est particulièrement bien équipée pour accueillir des congrès et autres événements corporatifs. Avec sa salle d'exposition de 80 000 pieds carrés, son auditorium et ses neuf salles de réunion, la Place Forzani peut être l'hôte de différents types de congrès, réunions et expositions. Le centre des congrès Le Parc, le Château Royal et le Palace ont également plusieurs salles à offrir pour des événements d'envergure.

Certains hôtels sont aussi bien aménagés pour accueillir une clientèle d'affaires. Le Sheraton a son propre centre des congrès qui comprend 18 salles de réunion polyvalentes et un espace de 32 000 pieds carrés pour recevoir 1250 personnes en banquet. Pour sa part, le Hilton compte 21 salles de réunion et peut accueillir un banquet de 100 personnes. L'hôtel Radisson et le Best Western Châteauneuf ont également quelques salles à offrir aux organisateurs de congrès, tout comme les deux nouveaux venus dans le parc hôtelier, le Saint-Martin et le Hampton Inn. Dans un style plus champêtre, l'auberge Les menus plaisirs est idéale pour les petites réunions d'affaires.

Laval peut également compter sur la réputation de ses restaurants pour attirer les fins gourmets. Grâce à sa cuisine française contemporaine, le restaurant Derrière les fagots cumule les honneurs. L'établissement s'est taillé une place enviée parmi les plus grandes tables du Québec en remportant le titre de lauréat national or en 2003 et 2005 des Grands Prix du tourisme québécois, catégorie restauration-gastronomie. Le Saint-Christophe et le Mitoyen font tous deux partie des 31 restaurants lauréats des prix Quatre diamants de l'Association canadienne et américaine des automobilistes (CAA-AAA).

Une ville en pleine effervescence

Avec les trois stations de métro qui ouvriront leurs portes bientôt, Laval est en pleine période de repositionnement. «L'arrivée du métro fait bouger beaucoup de choses à Laval. Le tourisme et le transport, ça va de pair. Pour une ville, l'accessibilité est un aspect incontournable. Nous devons être prêts à accueillir cette nouvelle clientèle», soutient Mme Courteau.

Et il semble que Laval sera prête. «Notre planification stratégique 2007-2012 se veut très avant-gardiste et très exhaustive. Nous nous sommes penchés sur tous les domaines d'activité importants pour la ville et nous nous engageons dans le développement durable et local d'une façon déterminée», poursuit Mme Courteau en précisant que la planification stratégique sera déposée officiellement le 26 mars.

Plusieurs projets sont également dans l'air. «Notre futur quartier du savoir, près de la dernière station de métro, Montmorency, est en pleine expansion. Le collège Montmorency y est déjà, tout comme le collège Letendre et la Maison des arts, mais des universités viendront s'y installer», indique Mme Courteau.

De plus, un grand projet hôtelier sera construit dans le Centropolis Laval, où l'on retrouve déjà boutiques, restaurants et cafés. «La bannière de l'hôtel n'a pas encore été annoncée, mais nous savons que ce sera un projet de 125 chambres au coeur du Centropolis. On sait également que l'investissement sera de

10 millions. Ainsi, on voit que Laval est encore en plein développement et ce n'est pas terminé. Il y a encore plusieurs projets sur la table», assure Mme Courteau.

Collaboratrice du Devoir

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