Un imam condamne le « code de vie » d'Hérouxville

L'imam de la mosquée Al-Qods, à Montréal, estime que le «code de vie» adopté par le conseil municipal d'Hérouxville est plutôt un «code de répression».

En entrevue à NTR, l'imam Said Jaziri estime que le document rédigé par les élus du petit village de Mauricie n'est ni plus ni moins que de la dictature. Il trouve inconcevable qu'une communauté qui n'abrite aucun immigrant se mêle d'un problème qui, selon lui, ne la regarde pas. M. Jaziri déplore également la proposition de la municipalité de Saint-Roch-de-Mékinac, qui demande aux gouvernements de réviser la Charte des droits et libertés, en ce qui a trait aux accommodements raisonnables.

M. Jaziri souhaite que le débat ne s'étende pas aux centres urbains. Il s'interroge par ailleurs sur le fait que ce débat ne fasse rage que chez les francophones et non chez les anglophones du pays.

Par ailleurs, le président de Solidarité rurale, Jacques Proulx, estime que l'initiative d'Hérouxville nuit considérablement à l'image des régions. Même s'il trouve que la démarche était noble au départ, découlant d'une inquiétude normale en ce qui a trait aux accommodements raisonnables, Jacques Proulx croit qu'elle est devenue loufoque.

Selon l'ancien président de l'Union des producteurs agricoles, l'initiative laisse l'impression que la campagne québécoise est en retard «d'une coche» sur la ville. M. Proulx blâme aussi les médias d'avoir fait un «spectacle» de toute l'affaire.