En bref - Grève dans des CPE

Les membres du Syndicat des travailleuses des centres de la petite enfance (CPE) de Montréal et de Laval ont voté mardi soir en faveur d'un plan d'action qui comprend six journées de grève d'ici le 31 mars.

La première journée est prévue lundi prochain. Les syndiqués et l'Association patronale des CPE (APCPE), qui compte 25 établissements dans la région montréalaise, ne s'entendent pas sur la création de postes d'aide-éducatrice. «Pour nous, l'introduction d'une nouvelle catégorie d'emplois, celle d'aide-éducatrice, est inacceptable, dit Véronique Lapierre, présidente du syndicat. L'employeur nous affirme que les aides-éducatrices remplaceront les éducatrices pour de courtes périodes, par exemple l'accueil, le dîner, les siestes, les pauses, les sorties, la fermeture, etc., alors que ces moments de routine représentent près de 70 % de notre journée de travail!», affirme-t-elle. En clair, «l'aide-éducatrice va se retrouver à faire les mêmes tâches à un salaire moindre», selon Mme Lapierre. Le président de l'APCPE, Martin Boucher, réplique que ces aides-éducatrices seront simplement appelées à faire de «petits remplacements».