Injections anticonstitutionnelles

Los Angeles — Un juge californien a estimé hier soir que les exécutions par injection telles que celles pratiquées actuellement en Californie ne sont pas conformes à la Constitution américaine.

Saisi par un condamné qui contestait la méthode et son application, le juge Jeremy Fogel a estimé qu'elles présentaient «un risque disproportionné de voir le condamné éprouver une souffrance telle qu'elle violerait le huitième amendement» de la Constitution, qui interdit les traitements «cruels et inhabituels».

«La pratique de l'injection mortelle [par l'administration pénitentiaire californienne] ne marche pas mais peut être corrigée», a estimé le juge, qui avait suspendu en février toutes les exécutions de l'État, le temps d'examiner le recours.

En Floride mercredi, un condamné à mort a mis plus d'une demi-heure pour mourir parce que les aiguilles plantées dans ses bras n'étaient pas correctement installées. Le gouverneur de l'État, Jeb Bush, a formé une commission d'enquête sur la procédure de l'injection mortelle et ordonné une suspension des exécutions jusqu'au 1er mars.