Sortie de Dumont contre les accommodements

Québec — Les accommodements consentis aux minorités ethniques et religieuses dépassent les limites du bon sens, selon Mario Dumont.

Pendant qu'un jeune sikh peut circuler librement dans une école avec son poignard rituel, la majorité québécoise n'est plus certaine de pouvoir «utiliser le mot Noël dans une salle de classe», a dénoncé hier le chef de l'Action démocratique (ADQ) au cours d'un entretien avec la Presse canadienne.

M. Dumont a fait part de son exaspération après avoir appris que le CLSC de Parc-Extension, à Montréal, avait refusé pendant des mois à des hommes d'assister à ses cours prénatals afin de ne pas offusquer des femmes musulmanes, hindoues ou sikhs.

«Le contribuable québécois qui paie ses taxes, ses impôts [et dont la] blonde est enceinte [...] n'a plus accès à son CLSC parce que cela brime la culture des autres. Ce n'est d'aucune façon raisonnable!», s'est exclamé le député de Rivière-du-Loup.

Les accommodements religieux ou culturels, interprétés à la lumière de la Charte des droits et libertés, n'ont plus «de bon sens», a dit M. Dumont.

Les cas du kirpan et du CLSC Parc-Extension, ajoutés à celui de la police de Montréal qui suggère à ses policières de faire appel à des collègues masculins pour ne pas irriter certains juifs hassidiques, démontrent sans l'ombre d'un doute qu'il faut revoir la notion d'accommodement raisonnable, pense M. Dumont.

«On glisse complètement dans des abus de la Charte et cela commence à m'inquiéter», a-t-il dit.

Qu'une majorité de citoyens défendent les valeurs qui leur sont propres n'est ni une attitude raciste ni une singularité dans le monde moderne, a pris soin d'ajouter M. Dumont.