Droits de l'homme bafoués par des entreprises canadiennes à l'étranger - La loi canadienne devrait s'appliquer partout

Les Canadiens estiment que les entreprises canadiennes oeuvrant à l'étranger doivent adopter les mêmes normes en matière de droits humains qu'au pays, selon un sondage réalisé pour le compte d'un regroupement d'organisations de défense des droits humains, dont la section canadienne d'Amnistie internationale.

Selon ce sondage, quatre Canadiens sur cinq (79,3 %) croient que «le gouvernement canadien devrait adopter des lois pour obliger les compagnies canadiennes à respecter les droits en tout temps, y compris à l'étranger». Seulement un Canadien sur cinq considère que «les codes de conduite volontaires sont suffisants», indique Amnistie.

L'organisation de défense des droits humains est membre du Réseau canadien de reddition de comptes des entreprises, qui prône l'adoption de lois s'appliquant de façon extraterritoriale. Des membres d'Amnistie ont participé cette année à une série de tables rondes sur la question, organisées à Vancouver Toronto, Calgary et, cette semaine, à Montréal, sous l'égide du comité permanent des Affaires étrangères et du Commerce international du Parlement canadien.

Les entreprises canadiennes «ont mis la santé des gens en péril, ont déplacé des populations indigènes et ont fait de l'intimidation auprès des communautés locales», affirme le directeur général de la branche anglophone canadienne d'Amnistie internationale, Alex Neve, dans le communiqué précité.

Le sondage a été effectué par le firme Strategic Communications entre le 21 septembre et le 8 octobre, sur un échantillon de 1112 citoyens canadiens.