Le ministère de la Famille serait plus riche sous les libéraux

Québec — Même s'il s'est engagé à geler le budget de tous les ministères pendant cinq ans — sauf en santé et en éducation — s'il prend le pouvoir, le Parti libéral du Québec projette d'accroître le budget du ministère de la Famille et de l'Enfance.

L'engagement a été pris, hier, par le critique du parti dans les dossiers de la famille et de l'enfance, le député de Notre-Dame-de-Grâce, Russell Copeman, qui rencontrait la presse afin de préciser les engagements du parti en matière de services de garde, dans le cadre de la tournée menée présentement par les députés libéraux pour faire connaître leur programme.

«À l'intérieur du volet de développement de notre politique familiale, et pour poursuivre le développement, cela veut dire des crédits supplémentaires pour le ministère de la Famille et de l'Enfance. Il n'y a pas de doute là-dessus», a dit M. Copeman.

Afin de réduire la taille de l'État, une de ses priorités, le Parti libéral s'est engagé en septembre, dans son plan d'action, à geler le budget global versé aux ministères pendant cinq ans. Certains ministères ou organismes gouvernementaux pourraient carrément être abolis, tandis que d'autres pourraient voir leur budget augmenter. Mais, jusqu'à maintenant, on ne savait toujours pas quels secteurs seraient épargnés par le couperet libéral, à part la santé et l'éducation. Il semble maintenant acquis que le ministère de la Famille et l'Enfance sera du nombre.

Le PLQ s'engage à «combler tous les besoins» en matière de services de garde d'ici 2005-2006, conformément aux prévisions actuelles faites par le ministère. Il prévoit même être capable de devancer l'échéancier fixé par le gouvernement péquiste «si on utilise à pleine capacité» le secteur privé, a dit M. Copeman, qui était entouré des députés Michèle Lamquin-Éthier et Henri-François Gautrin et des candidats libéraux Michel Beaudoin et Sarah Perreault.

Le Québec compte 470 000 enfants âgés de zéro à cinq ans. On estime qu'il manque environ 50 000 places en garderie.

Un gouvernement libéral maintiendrait le principe des garderies à 5 $ par jour, mais verra, par le biais de la fiscalité, à faire en sorte que les «familles à haut revenu» paient davantage. M. Copeman a une fois de plus refusé de dire ce que les libéraux entendaient par un «haut revenu», mais s'est engagé à le définir d'ici la prochaine campagne électorale. «Ce sont des calculs très complexes et très délicats», a-t-il dit.

On compte notamment sur les sommes récupérées par le fisc auprès des familles plus fortunées pour augmenter le budget du ministère.