Montréal, surplus de 60 millions

Pour sa première année d'existence, la nouvelle Ville de Montréal s'apprête à déclarer un surplus d'environ 60 millions de dollars. Plus des deux tiers de cette somme serviront à équilibrer le budget de l'an prochain.

Condition sine qua non à la signature prochaine du fameux contrat de ville, l'assainissement des finances de Montréal va bon train, a indiqué le maire Gérald Tremblay, hier soir, lors de la séance du conseil municipal. «À cette période de l'année, tout laisse croire qu'un surplus de quelque 60 millions de dollars pourra être déclaré à la fin de l'exercice 2002. De ce montant, il est déjà prévu que 45 millions seront utilisés comme contribution de l'équilibre budgétaire de 2003 et qu'une autre tranche, de neuf millions cette fois, servira à faire un premier remboursement aux arrondissements issus des anciennes municipalités qui ont contribué à l'équilibre budgétaire du budget 2002 à même leurs surplus au 31 décembre 2001.»

Le travail du président du comité exécutif, Frank Zampino, n'est pas étranger à ces bons résultats. Mais plus que tout, a reconnu le maire, c'est la situation très enviable de Montréal en 2002 qui permettra à l'administration d'afficher un tel surplus: hausse des revenus des taxes (mutations immobilières et émissions des permis de construction), faibles précipitations de neige l'hiver dernier, début tardif des travaux du programme triennal d'immobilisations, etc.

Ainsi, Gérald Tremblay ne claironne pas, adoptant davantage le ton de la prudence: «En fonction du surplus anticipé pour l'année courante, il importe de faire preuve de prudence dans la mesure où le début de la prochaine saison hivernale pourrait entraîner des dépenses supérieures aux prévisions, comme ce fut le cas dans le passé.»

Fort, néanmoins, de tels résultats, le maire regarde dans l'avenir avec optimisme. Il croit ainsi pouvoir respecter, en 2003, les orientations déterminées par le comité exécutif: maintien de la qualité des services, maintien de la croissance des dépenses en deçà de l'inflation, contrôle du coût de la masse salariale, amorce d'une démarche d'élaboration de mesures incitatives en matière de développement, etc.

Cela sera possible, a-t-il ajouté, puisque, notamment, le déséquilibre budgétaire de 147 millions du cadre financier préliminaire de 2003 a été résorbé. Des compressions de 1 % dans les budgets des arrondissements ont permis de trouver un tel équilibre entre la colonne des revenus et celle des dépenses.

Le budget 2003 sera déposé le 28 novembre prochain.