En bref: Groupaction, pas d'accusation déposée pour le moment

La GRC n'est pas sur le point de déposer une série d'accusations dans l'affaire Groupaction, contrairement à ce que déclarait une radio montréalaise hier.

«Aucune accusation n'a été déposée pour le moment. On n'est pas rendu là et il n'y a pas d'échéancier non plus. C'est une rumeur qu'on va mettre sur le compte d'une légende urbaine», a confié en entrevue hier le gendarme Sylvain L'Heureux, porte-parole de la section des délits commerciaux de la GRC à Montréal. Il est trop tôt, affirme-t-il, pour parler d'accusations. En fait, dit-il, la police fédérale poursuit son enquête amorcée à la demande de la vérificatrice générale, Sheila Fraser. Groupaction avait obtenu, dans le cadre du programme de commandites, trois contrats, totalisant environ 1,5 million de dollars, pour produire trois rapports sur la visibilité du gouvernement fédéral au Québec. Le hic est que les trois documents se sont révélés pratiquement identiques. Depuis, tout le programme de commandites a été passé à la loupe, de nombreuses irrégularités ont été découvertes et au total, 13 dossiers, dont les trois de Groupaction, ont été remis à la GRC.