En bref: Prévenir les suicides sur les ponts

Un groupe de travail mandaté par le coroner Paul Dionne propose des mesures concrètes afin de décourager les désespérés de se suicider du haut du pont Jacques-Cartier, qui enjambe le fleuve Saint-Laurent pour relier Montréal et Longueuil.

Ainsi, le groupe, dirigé par Richard Lessard, suggère à la Société des ponts fédéraux le lancement d'une étude de faisabilité pour établir la pertinence d'installer une barrière anti-saut près du parapet. Il soumet, d'autre part, la possibilité du branchement d'appareils téléphoniques sur le tablier du pont, dont les lignes seraient reliées à des centres d'aide aux suicidaires. De plus, on propose la mise sur pied d'une patrouille cycliste, constituée de civils, dont la mission, en outre, serait de tenter de déceler les incidents potentiels. Le mandat d'étudier la problématique a été donné au coroner Dionne après le suicide d'un homme de 34 ans, le 15 novembre 2001. De 1986 à 2001, 179 personnes se sont jetées du haut des ponts qui encerclent l'île de Montréal; parmi ces malheureuses, 143 ont choisi le pont Jacques-Cartier pour se donner la mort.