Menaces de mort à Hudson - L'adolescent plaide coupable

L'adolescent qui se promettait de reproduire la fusillade du Collège Dawson à son école secondaire de Hudson a reconnu hier sa culpabilité à une accusation de menaces, indiquant par le fait même qu'il n'avait pas l'intention de passer aux actes.

Le jeune de 15 ans était placé sous la garde de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) depuis son arrestation, le 18 septembre. Il avait déclaré sur le site de VampireFreaks que Kimveer Gill, l'auteur de la fusillade du Collège Dawson, était un saint et ne méritait pas le titre d'ange de la mort, puisqu'il n'avait réussi qu'à tuer une seule personne. Le garçon de Rivière-Beaudette laissait entendre du même souffle qu'une tuerie surviendrait aussi à l'école secondaire Westwood, à Hudson, et qu'il avait «hâte de mourir ou d'aider dans le processus».

Les policiers ayant procédé à son arrestation ont saisi trois armes de chasse et une arbalète au domicile familial. Deux armes étaient enregistrées au nom du père, mais aucune n'était entreposée de façon réglementaire.

La juge du Tribunal de la jeunesse, Linda Despots, devait se prononcer hier matin sur la demande de remise en liberté du jeune homme dans l'attente de son procès. Les carences dans l'environnement familial de l'accusé, son comportement violent et le risque de récidive l'ont incitée à le garder en détention préventive.

Aussitôt cette décision rendue, le garçon a fait savoir qu'il reconnaissait sa culpabilité à l'accusation portée contre lui. Il a avoué être l'auteur des commentaires affichés sur le site de VampireFreaks, que fréquentait aussi Kimveer Gill. Par contre, il ne songeait pas à mettre ses menaces à exécution, a-t-il dit d'une voix étouffée.

Le jeune homme a repris le chemin du Centre jeunesse, où il sera détenu jusqu'à son retour en cour, le 23 novembre, pour les débats sur la sentence à lui imposer. Dans l'intervalle, il fera l'objet d'une évaluation psychiatrique en bonne et due forme.

La semaine dernière, les audiences pour remise en liberté du jeune ont démontré que les parents n'arrivaient plus à contrôler leur fils. Sa mère a même dit qu'il l'avait injuriée et frappée à quelques reprises. Elle a demandé de l'aide par le passé, mais ses appels de détresse sont restés vains. Par deux fois le garçon a dû être expulsé du foyer familial car il ne respectait plus l'autorité. Il a été décrit comme un jeune homme parlant peu et passant le plus clair de son temps dans le sous-sol à pianoter sur son ordinateur.

La dynamique familiale entre le père et la mère ne semble pas étrangère à ses malheurs. L'enquête sous cautionnement a d'ailleurs été reportée, la semaine dernière, parce que ceux-ci ne s'étaient pas présentés en cour.