Sommet de la Francophonie : Québec arrive avec au moins deux objectifs

Québec — Promouvoir la diversité culturelle et publiciser le 400e anniversaire de la ville de Québec sont les deux objectifs principaux que visent le Québec et le Canada à l'occasion du XIe Sommet de la Francophonie.

Ce sommet se tiendra à Bucarest (Roumanie) à compter du 28 septembre. Il sera précédé, comme le veut la tradition, de la réunion du Conseil permanent de la Francophonie et de la Conférence ministérielle des gouvernements francophones.

Le Québec a été un des initiateurs du dossier de la diversité culturelle. Le gouvernement du Canada s'est joint rapidement à ce combat. L'appui d'autres pays de la francophonie a permis la signature, en juin 2005, d'une convention internationale qui reconnaît la nécessité de la diversité culturelle.

Ainsi, tout accord commercial international conclu dans le cadre de la mondialisation ne devrait pas concerner la culture et la langue, puisque culture et langue ne sont pas de vulgaires produits commercialisables, mais des éléments qui enrichissent le patrimoine de l'humanité par leur diversité.

Jusqu'à maintenant, dix pays, dont le Canada, ont officiellement signé l'Accord sur la diversité culturelle. Une vingtaine d'autres s'apprêtent à le faire.

Cet accord ne deviendra officiel que si au moins 30 pays l'ont entériné avant juin 2007. Le Québec et le Canada veulent profiter de leurs liens privilégiés avec la soixantaine de pays présents au Sommet de la Francophonie pour promouvoir la signature de l'Accord par le plus grand nombre possible de pays.

Le 400e

Le premier ministre Stephen Harper et son homologue québécois Jean Charest vont aussi profiter du Sommet pour faire la promotion du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec, en 2008.

C'est pourquoi d'ailleurs le premier ministre Charest a invité la mairesse de Québec, Andrée Boucher, à se joindre à la délégation québécoise.

Justement, le prochain Sommet de la Francophonie, après celui de Bucarest, se tiendra dans la Vieille Capitale à l'automne 2008.

Les autorités québécoises comptent bien rappeler que Québec, deuxième ville en ancienneté en Amérique du Nord et seule ville fortifiée au nord du Rio Grande, est la jonction parfaite entre les cultures d'Amérique et d'Europe, et constitue la porte d'entrée par excellence pour les milieux d'affaires européens qui veulent percer le marché nord-américain.

Plusieurs rencontres

Le Sommet francophone donne par ailleurs lieu à de multiples rencontres parallèles. S'y tiennent des réunions de l'Association des universités francophones, de l'Association des maires des grandes villes francophones du monde ou de l'Association des journalistes de langue française. Le premier ministre Charest participera au jumelage d'une école du Québec avec une école roumaine.

Notons qu'un important volet culturel permettra à de jeunes artistes québécois ou néo-brunswickois de donner un spectacle sur une scène de la capitale roumaine. Quatre jeunes auteurs-compositeurs-interprètes québécois se produiront: Catherine Major, Catherine Durand, Thomas Hellman et Yann Perreau, de même que le chanteur Jean-François Breau du Nouveau-Brunswick et le groupe acadien Blou.

Une exposition de livres québécois se tiendra d'autre part à Bucarest et on *présentera dans un cinéma local une version sous-titrée en roumain du film La Grande Séduction du cinéaste Jean-François Pouliot.

Presse canadienne