Pénurie de policiers au Québec

Le Québec fait face à une importante pénurie de policiers, et il faudrait en former 300 de plus par année afin de répondre aux besoins de la province.

C'est le constat alarmant que dresse la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ), qui demande à l'École nationale de Nicolet, qui forme environ 600 policiers à chaque année, d'ouvrir plus grandes ses portes aux étudiants.

La Fédération souligne que le problème n'est pas la recherche de candidats potentiels, mais bien le contingentement du programme à l'École nationale.

Selon Paulin Aubé, vice-président la Fédération, la demande de policiers est de plus en plus forte au Québec alors que les tâches s'additionnent: escouades affectées à la circulation et la sécurité routière, des postes reliés à la prévention et à l'approche communautaire ainsi que des patrouilles dans le métro de Montréal, ce qui mobiliserait environ 50 à 100 policiers.

«Moi, je pense qu'il y a beaucoup de jeunes qui sont désireux d'être policiers au Québec présentement, estime M. Aubé. Le problème est dans le fait que Nicolet n'en forme que 600 par année. Je pense qu'il y a beaucoup plus de candidats potentiels qui sont prêts à exercer la fonction.»

À la Gendarmerie royale du Canada, on fait la même lecture de la situation. La GRC aurait besoin d'au moins 60 policiers de plus pour le Québec. Au Service de police de la Ville de Montréal, on dénombrerait 158 postes temporaires à pourvoir seulement pour l'été.

M. Aubé affirme qu'il n'y a pas de problème de sécurité en ce moment pour les citoyens, mais la multiplication des tâches pourrait à long terme provoquer l'épuisement des policiers québécois.

D'autant plus que l'on note de nombreux départs à la retraite de policiers embauchés dans les années 70 et 80. Un policier peut prendre sa retraite après 25 ans de service. Il est donc fréquent qu'il quitte ses fonctions vers l'âge de 45 à 55 ans.