Le Sri Lanka: un pays au destin tragique

Les cueilleuses de thé rentrent chez elles après une longue journée de travail.
Photo: Jacques Nadeau Les cueilleuses de thé rentrent chez elles après une longue journée de travail.

Vingt-quatre heures d'avion pour aller photographier l'inconnu. Je pars seul, nerveux mais emballé d'aller découvrir un pays dont je ne connais à peu près rien, sauf les images de terrorisme et d'après-tsunami.

Pour cette mission confiée par «Faiseurs de paix», un organisme qui donne mandat à des photographes d'ici d'illustrer le travail humanitaire et de développement fait à l'étranger par les Canadiens, je dois plonger et aller en profondeur pendant 15 jours et rencontrer le plus de gens possible, les voir de très, très près pour assouvir le besoin qui m'habite depuis toujours: connaître l'être humain.

J'arrive épuisé à Colombo et prends tout de même la route vers la vie rurale. Véritable paradis naturel, l'ancien Ceylan compte des milliers de kilomètres de plages, des montagnes cultivables en terrasses, des forêts, des savanes, des plaines, des fleuves, des rivières, des lacs... Surpris par le visage de ces femmes tamoules ramassant vaillamment le thé dans des conditions plus qu'ardues, je tente, avec peine, de les suivre à flanc de montagne pour capter le courage qui les anime.

Direction Batticaloa, côte nord-est. Je dois passer de nombreux postes de contrôle militaires, me rappelant l'instabilité politique du pays. Tout semble si idyllique que seul l'oeil averti remarque les orphelinats, la pauvreté et la pénurie d'hommes: tant d'entre eux sont morts à la guerre.

Il est 5h30. Je marche en direction de la plage et me perds parmi les maisons détruites, fasciné par quelques habitants d'un abord étonnamment facile qui s'affairent à reconstruire, brique par brique, ce qui était leur logis avant le passage du tsunami. J'aperçois l'océan, un peu tourmenté, et la plage déserte. Seuls les pêcheurs ont gardé, par nécessité, leur lien avec la mer.

Après le raz-de-marée meurtrier, l'aide internationale a rapidement afflué au pays. Plusieurs organismes humanitaires ont aussi vite répondu à l'appel. Le gouvernement de Colombo a fait de même avec la population cinghalaise du sud et de l'ouest de l'île; en revanche, l'aide n'est toujours acheminée qu'au compte-gouttes dans les territoires tamouls. Conséquemment, des milliers de Tamouls vivent encore dans des cabanes de tôle, bien qu'il fasse 40 °C à l'ombre: un four! C'est pourtant dans ces camps de réfugiés que j'ai reçu un accueil authentique et que j'ai vu dans les yeux des orphelins, des veuves et des veufs le courage de l'être humain.
1 commentaire
  • Maurice Monette - Inscrit 3 juillet 2006 16 h 30

    Explications que personne ne semble vouloir INTÉGRER à leur VISION de la VIE...!

    Monsieur Jacques Nadeau a eu la curiosité d'aller voir de ses propres yeux le genre de vie que les gens de ces régions ont à transcender. De ce fait, il se pose les mêmes questions que tous les gens qui ont été OBNUBILÉS(ES) par les religions qui s'apparentent au CATHOLICISME et qui ont niée de tous temps le PRINCIPE de la RÉINCARNATION.

    Mais, lorsque NOUS intégrons à notre COMPRÉHENSION le FAIT INDÉNIABLE que nos esprits/âmes s'incarnent dans des conditions de vie MÉRITÉES parce que l'UTILISATION de notre "LIBRE-ARBITRE" dans le ou des passage(s) incarné(e) précédent NOUS a mérité de vivre ces CONDITIONS alors, TOUT devient JUSTE. Si VOUS comprenez que les entités qui ont à transcender de telles conditions, doivent le faire pour EXPIER des FAUTES commises ANTÉRIEUREMENT(dans un passage incarné(e) précédent), TOUT devient LUCIDE...

    La VIE est JUSTE pour tout le monde car, chaque personne devrait savoir que NOUS sommes ICI pour partager un AMOUR FRATERNEL avec nos PROCHES et moins proches. Alors, tout "LIBRE-CHOIX" de notre part qui cause des torts à nos PROCHES et/ou moins proches, sera compensé par un IMPAIR dans notre vie actuelle ou à venir. C'est ça le PRINCIPE JUSTE des RÉINCARNATIONS. Selon notre façon d'agir, NOUS serons appeler à NOUS réincarner dans un corps physique déficient et/ou dans des conditions de vie qui correspondent à ces BOURDES ANTÉRIEURES.

    HO ! Aussi, il arrive qu'un(e) esprit/âme voulant progresser plus rapidement dans l'ECHELLE de la VIE, choisisse "LIBREMENT" de TRANSCENDER telle ou telle ÉPREUVE. Ainsi, si c'est le "LIBRE-CHOIX" que fait un(e) esprit/âme alors, selon qu'il/elle s'affranchit PLUS ou moins bien de CELLE-CI, il/elle aura l'OPPORTUNITÉ de CHOISIR de meilleures conditions de vie lors d'une FUTURE INCARNATION.

    Voilà ! J'espère que ces quelques explications auront pu VOUS RASSÉRÉNER face à ces soient-disantes INJUSTICES. Finalement, CHACUNE et CHACUN est responsable des CONDITIONS de VIE dans LESQUELLES elle/il se trouve. N'y voyez-VOUS pas ce qu'est la JUSTICE CÉLESTE, maintenant...?