S'amuser au musée

Au Musée pour enfants de Laval, les jeunes peuvent découvrir l’intérieur d’une ambulance, la façon d’actionner les gyrophares et la sirène dans une voiture de la Sûreté du Québec, se filmer en train de lire un bulletin de météo, ramasser
Photo: Au Musée pour enfants de Laval, les jeunes peuvent découvrir l’intérieur d’une ambulance, la façon d’actionner les gyrophares et la sirène dans une voiture de la Sûreté du Québec, se filmer en train de lire un bulletin de météo, ramasser
Une idée originale, ce musée consacré aux enfants de moins de 12 ans: ça manquait dans la région. Il fallait bien un vérificateur d'impôt, père de quatre jeunes enfants, ennuyé par son boulot, à la recherche de nouveaux défis et doté d'une énergie débordante pour y penser!

C'est en visitant le Children Museum de Portland, dans l'État du Maine, que l'idée a germé. «Mes enfants avaient tellement de plaisir à découvrir l'intérieur d'une fusée, à prendre le volant d'un camion de pompier, à se filmer en train de lire un bulletin de météo, à jouer au vétérinaire dans un hôpital pour animaux ou au garagiste dans une station-service et à actionner un marteau piqueur que je me suis dit qu'il était là, le défi: un musée interactif qui permettrait aux jeunes de démystifier le travail de policier, d'ambulancier, de capitaine de bateau, de pilote d'avion ou de chauffeur d'autobus», explique François Joly.

Le Musée pour enfants de Laval se donne donc pour mission d'initier les petits aux métiers les plus souvent côtoyés en milieu urbain et à la campagne, à l'école, à l'épicerie, au garage, à la poste ou chez le médecin. En plus de découvrir l'intérieur d'une ambulance, la façon d'actionner les gyrophares et la sirène dans une voiture de la Sûreté du Québec, de prendre les empreintes digitales d'un individu et de mettre de l'essence dans une voiture, on peut aussi pêcher du pont d'un bateau, grimper sur une échelle de corde pour éteindre un feu, retirer de l'argent d'une distributrice, se costumer, se filmer, se regarder à la télévision, se promener dans une grotte préhistorique ou simplement ramasser des oeufs dans un poulailler ou encore traire une vache.

Dans le bâtiment de deux étages, qui compte 18 salles dont trois consacrées aux fêtes d'enfants, on passe d'un métier à l'autre et de découverte en découverte. Si une place importante est accordée à l'imagination et aux jeux de rôles, la participation des parents est importante afin que la démarche d'apprentissage soit une réussite. Il ne faut donc pas perdre de vue que l'endroit est un musée, à la différence que là, les enfants vont pleurer pour rester et non pas pour partir.

À quelques kilomètres du Musée pour enfants de Laval se trouve le premier vignoble québécois autorisé à utiliser l'appellation «Château», une désignation traditionnellement réservée aux grands vignobles européens.

Important producteur de raisins nobles — chardonnay, riesling, merlot —, le Château Taillefer Lafon produit des vins blancs et rouges mais aussi un vin et un cidre de glace qui ont respectivement reçu une médaille d'or et une autre d'argent au prestigieux concours international de Montréal, Les Sélections mondiales des vins 2004. On peut les déguster tous les jours jusqu'à 17h.

Laval réserve d'autres surprises aux visiteurs, comme le sympathique musée Armand-Frappier, qui présente l'oeuvre du microbiologiste pasteurien du même nom.

Au fil de la visite, un animateur spécialisé en microbiologie nous apprend que, si la plupart des micro-organismes sont inoffensifs pour les humains, il existe des espèces qui peuvent infecter le corps, l'endommager et même le tuer, et qu'en manipulant le code génétique de certaines bactéries, les chercheurs arrivent à leur faire fabriquer des produits utiles pour améliorer la santé et l'environnement. Au deuxième étage, les plus curieux peuvent goûter à du kefir et à du fromage.

Pour finir en beauté cette incursion dans Laval, qui, soit dit en passant, ne se résume pas au boulevard Saint-Martin, on peut prendre la direction du village de Sainte-Dorothée et, de là, emprunter la Route des fleurs. C'est l'occasion d'aller se rincer l'oeil au Paradis des orchidées. L'entreprise de Laurent Leblond et Sylvie Paquette produit près de 60 espèces d'orchidées en pot. Phalaenopsis, cattleya, paphiopedilum, oncidium, oncidium: autant de mots savants qui doivent sonner aux oreilles de l'érudit des orchidées comme une volée de cloches les jours de fête.

Exploitées en protection biologique intégrée, c'est-à-dire avec l'utilisation d'insectes plutôt que d'insecticides, les serres ne dégagent aucune odeur de produits chimiques.

- Musée pour enfants de Laval, 3805, boulevard Curé-Labelle, Chomedey, Laval, (450) 681-4333, www.museepourenfants.com.

- Château Taillefer Lafon, 1500, montée Champagne, Sainte-Dorothée, Laval, (450) 689-0030.

- Musée Armand-Frappier, Centre d'interprétation des biosciences, 531, boulevard des Prairies, Laval, (450) 686-5641, poste 4217, www.musee-afrappier.qc.ca.


- Le Paradis des orchidées, 1280, montée Champagne, Sainte-Dorothée, Laval, (450) 689-2244.

Collaboratrice du Devoir

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