En bref: Un crime haineux?

La police de Montréal ne peut confirmer que l'imam Fayçal Zirari, poignardé samedi à la station de métro Iberville, a été victime d'un crime haineux.

Son présumé agresseur, Juan-Carlos Arouz-Miranda, n'a d'ailleurs pas été accusé de crime racial, mais plutôt d'agression armée, de voies de fait et de port d'arme, au terme d'une brève comparution en cour en fin de semaine. Arouz-Miranda est resté détenu. Il était en recherché par Immigration Canada pour être entré illégalement au pays. Il aurait insulté et frappé Zirari, un imam de 31 ans, et deux de ses compagnons dans un wagon de métro, samedi, après la manifestation de la communauté musulmane de Montréal contre les caricatures de Mahomet. Il a été pris en chasse par le trio, qui a tenté de l'immobiliser. C'est à ce moment qu'Arouz-Miranda aurait donné des coups de couteau au bras et à la jambe de Zirari, qui a subi des blessures mineures. Un de ses amis, Ressam Chargui, 26 ans, a également subi des blessures sans gravité au bras et à l'oeil. Zirari a déclaré à La Presse qu'il avait été victime d'un crime haineux en raison de sa foi en l'islam, une interprétation reprise hier par l'imam Saïd Jaziri, qui a organisé la manifestation de samedi contre les caricatures danoises. Le premier ministre, Jean Charest, a indiqué qu'il revenait à la police de déterminer les circonstances de ce crime. Il a souhaité que les Québécois puissent discuter des questions religieuses de façon ouverte et pacifique.