Appel à l'aide des producteurs de porcs

Québec — Le tiers des éleveurs de porcs du Québec risquent d'être acculés à la misère si les gouvernements ne débloquent pas une aide d'urgence au plus vite, a soutenu hier le vice-président de la Fédération des producteurs de porcs, Jean-Guy Vincent.

«Je dirais qu'il y a au moins 30 % des 4000 producteurs au Québec qui sont radicalement touchés par la crise et qui risquent de ne pas passer au travers», a dit M. Vincent au cours d'un entretien téléphonique avec la Presse canadienne.

La crise actuelle a une double origine: la chute des prix du marché et la maladie causée par le syndrome de dépérissement post-sevrage (SPDS), qui a déjà décimé près de 6 % de la production totale de porcs au Québec l'an dernier.

La maladie, dont le symptôme est l'amaigrissement progressif des bêtes, a tué 200 000 porcs au Québec en 2005, causant de lourdes pertes pour les producteurs et les entreprises de transformation.

La cause du SDPS demeure inconnue et la maladie semble incurable. Cependant, les spécialistes assurent que le syndrome ne se transmet pas à l'homme.

Pour atténuer les effets de la crise, les producteurs demandent notamment une avance de fonds à la Financière agricole, un organisme de soutien au revenu des agriculteurs. Ils réclament aussi du gouvernement du Québec la mise en place accélérée d'un programme d'assurance de santé animale.

En plus, le nouveau gouvernement conservateur à Ottawa est interpellé pour qu'il débloque un fonds d'urgence, dans le cadre du programme canadien du revenu agricole (PCRA).