En bref - L'espoir subsiste

Même si la partie s'annonce fort difficile, les locataires de l'ancienne usine Grover n'ont pas perdu espoir d'acquérir l'immeuble de la rue Parthenais. La coalition Sauvons l'usine s'apprêtait à déposer un plan d'affaires pour acheter le bâtiment lorsqu'elle a appris, la semaine denrière, qu'un promoteur privé venait de déposer une offre d'achat au propriétaire actuel. Elle n'a maintenant d'autre choix que d'attendre la suite des événements.

Appuyant la cause des artistes locataires, le maire de l'arrondissement de Ville-Marie, Benoit Labonté, a décidé de mettre sur pied un comité d'urgence qui aura pour tâche de suivre l'évolution de la transaction privée. Il est possible que le promoteur décide de retirer ou de modifer son offre au terme d'une analyse de 60 jours et la coalition s'accroche à cet espoir. Le promoteur, Vito Papasodaro, entend conserver la vocation commerciale de l'immeuble et affirme qu'il n'est pas dans son intention d'augmenter le coût des loyers, a-t-il indiqué au Devoir hier. C'est justement la crainte de se voir imposer des hausses de loyer prohibitives qui avait incité la coalition à tenter de mettre la main sur l'immeuble qui abrite des ateliers d'artistes et d'artisans.